‹ Contes populaires de la GrandeBretagneChapitre 18 sur 127 · Slrabon, liv. XXU ; - Élien : Var. Hat., 1. XDJ · texte numérisé non relu

Slrabon, liv. XXU ; - Élien : Var. Hat., 1. XDJ

pos d'une courtisane nommé Rhodope, dont la pantoufle, enlevée par un aigle, est jetée sur les genoux d'un pharaon. Le monarque, émerveille de la petitesse de la chaussure, en fait chercher j«rtout la maîtresse et

Le mythe représenté sous ses formes diverses est le sommeil de la nature pendant l'hiver et son réveil au printemps. Pour symboliser ce phénomène, nos ancêtres âryens aimaient à dépeindre le soleil sous les traits d'un jeune héros qui, après une série d'aventures, devait remettre à une princesse l'attribut symbolique représentant l'union du soleil prinlanier avec la nature, mariage fécond d'où doivent sortir, comme de nombreux enfants, les fleurs et les (ruits.

L'imagination des Aryens s'est d'ailleurs donné toute carrière dans le choix de ces attributs. Tantôt c'est l'anneau que Peau d'Ane laisse tomber dans le gùteau qu'elle pétrit, ou bien c'est la pantoufle qui, dans le conte gaélique, saute d'elle-même au pied de la fille de cuisine ; souvent le héros doit rapporter des vêtements particuliers ou, comme dans les Trois Filles du roi de Lochlin (Conte XIV), les couronnes qu'elles avaient dans les demeures souterraines des géants. Il n'y a guère de contes mythiques où ne se retrouvent ces attributs symboliques sous les formes les plus diverses; dès qu'ils parviennent dans les mains de celui qui doit les posséder, c'est l'indice que le mythe est accompli ou totalement ou au moins dans une de ses parties. De même, dans nos cérémonies, nous indiquons l'accomplissement d'un acte par la remise d'un attribut symbolique; aux rois : la couronne et le sceptre; aux fiancés : une bague; aux guerriers : l'insigne du commandement, etc. Ces idées mythiques sont, comme on le voit, beaucoup plus simples qu'on ne le croit d'abord. Notre esprit seul n'y est pas habitué, accoutumés que nous sommes à ne considérer ces récits que comme des contes d'enfants et non comme les débris de croyances disparues.

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