‹ Contes populaires de la GrandeBretagneChapitre 2 sur 127 · Herabkunft des Feum · texte numérisé non relu

Herabkunft des Feum

des Benfey1, des Cox*, des Maury3, des Bréal4, des Gaston Paris, etc..,, les a élevés au rang qui leur appartenait et nous a permis de remonter, grâce à eux, le cours des siècles.

De toutes parts, alors, on s'est mis à l'œuvre; les traditions populaires ont été recueillies, classées, analysées, comparées. Ce mouvement intellectuel qui se produisait à la fois dans toutes les nations de l'Europe a donné naissance à de remarquables travaux, dont il faut d'autant plus se réjouir que nous vivons à une époque de transformation sociale qui fait disparaître avec une rapidité incroyable les vestiges du passé. Qui sait si, dans un siècle ou deux, le flot toujours montant des idées et des découvertes n'aura pas submergé les coutumes locales, les mœurs particulières à chaque coin de terre, les vieilles et touchantes croyances de nos pères, l'attachement au clocher du village, peut-élre, hélas ! l'amour de la patrie : doux sentiments qui font aimer le sol où nous sommes nés el nous rattachent par des liens d'affection et de reconnaissance aux générations qui nous ont précédés?

En Allemagne, de nombreux publicistes, en tête desquels se placent les frères Grimm avec leur célèbre ouvrage intitulé Contes d'enfants et de foyer*, ont recueilli toutes les légendes de la race gotho-gennanique. En Suède , Cavallius et Slephehs ; en Norwége , AbjOrsen et Môe ; en Danemark, Carit Etlar, ont rassemblé les traditions du Nord; Dasentet Thorpe les ont traduites en anglais. Dans les pays slaves, quarante

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