I. Voy. Conta ntddoU (trad. Thorpe) : le Berjrer
ton chemin et emmène les chevaux ; je te rejoindrai dans un moment. » Llewellyn fit des remontrances à son camarade, mais, bah ! Rhys ne Técouta môme pas. Llewellyn s'en retourna donc, mena ses bêtes à l'écurie, mangea et se mit au lit. Quand vint le matin, ne voyant pas Rhys, il conta l'aventure à son maître. Comme, en dépit de toutes les recherches, on ne put trouver Rhys, on commença à soupçonner Llewellyn de ravoir tué et on le conduisit en prison. Mais un fermier fort entendu en matière de Fairies proposa, avec quelques camarades, d'accompagner Llewellyn à l'endroit où il avait laissé Rhys. Arrivés à cette place, Llewellyn s'écria : c J'entends la musique, j'entends les sons harmonieux des harpes 1 » « Nous écoutâmes tous, dit le narrateur, mais aucun bruit ne frappa nos oreilles. » c Mets ton pied sur le mien, » me dit alors le fermier, et tout en parlant il posa le pied au bord du cercle des Fairies. Chacun de nous, à son tour, suivit le conseil du fermier et nous entendîmes alors le son des harpes et nous vîmes, en un cercle d'environ vingt pieds, un grand nombre de petits êtres de la taille d'enfants de trofs ou quatre ans qui tournaient, tournaient. Parmi eux était Rhys. Llewellyn le saisit par la blouse quand il vint à passer et le tira hors du cercle. « Où sont les chevaux? où sont les chevaux? cria-t-il. — Il s'agit bien de chevaux ! dit Llewellyn. » Rhys pria son camarade de le laisser finir la contredanse qu'il n'avait commencée que depuis cinq minutes, croyait-il. Mais on l'emmena de force. Il affirmait toujours qu'il n'avait dansé que cinq minutes et ne se rappelait rien des gens avec lesquels il s'était trouvé. Il devint mélancolique, prit le lit et mourut bientôt après. « Le lendemain de l'événement, dit le narrateur, nous allâmes revoir le cercle des Fairies et nous en trouvâmes le bord tout rouge. On distinguait parfaitement sur le gazon les marques de petits talons, d'environ la grosseur de l'ongle de mon pouce. »