Un hectare de terre
qui lui était plus utile. Malgré tout la vache mourut.
Le fellah alla chercher des gens pour l’aider à jeter le cadavre dans le Nil. Il trouva, à l’entrée du village, assis autour d'un petit feu, des barbarins.
« Barbarins, barbarins, venez avec moi.
Voilà mon âne mort, vous m’aiderez à le jeter au Nil » .
Les barbarins le suivirent, mais quand ils virent la bête ils dirent : « Ce n'est pas un âne, c’est une vache ».
« En êtes-vous bien sûrs ? demanda le fellah.
« Certainement, répondirent les barbarins, voilà ses cornes et ses pis ».
« Non, non, vous vous trompez, dit lè fellah, c’est un âne ».
« Allah ! Allah ! répondirent les barbarins, tu dis cela pour nous payer moins cher. Mais c’est une vache, et tu nous paieras le prix de l’enlèvement d’une vache ».
Et ils se mirent en devoir d’entràîner la bête vers le Nil .
Alors le fellah levant ses mains vers le ciel, sécria :
« O Allah ! même ces abjects barbarins font la différence entre un âne et une vache ! »