‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 34 sur 117 · LA PINTADE ET LE TAKATRA · texte numérisé non relu

LA PINTADE ET LE TAKATRA

plumes de ce dernier et se contenta de les réunir en une seule touffe de chaque côté de la tête '. Lorsque le takatra se regarda dans un miroir, il fut vexé, se mit à sangloter et dit : « Oh, l'ingrate pintade ! On voit encore les taches de mon plumage. Qu'elle a mal répondu aux soins que j'ai pris pour teindre ses plumes. »

i. Allusion à une des façons dont les femmes malgaches arrangent leurs cheveux.

LE CAÏMAN ET LE PORC ' (Bef5i7eo)

Le caïman et le porc étaient amis dit-on. Ils se lièrent par le serment de sang. Un jour le caïman dit au porc :' « Que faut-il faire, camarade, pour parvenir à la vieillesse? Cette question me préoccupe beaucoup. Je ne vois pas de moyen d'y arriver. » — « Si tu ne manges pas de nourriture contenant un hameçon, répondit le porc, tu ne mourras pas. » Un autre jour, le porc, revenant sur ce sujet, dit au caïman : « As-tu trouvé la formule de la longue vie? Moi, je fouille tous les jours la terre avec mon groin ; je mange de toute espèce de choses ; et cependant rien ne me suffit, j'ai toujours faim. » — « Tu vivras longtemps, reprit le caï-

i. Le texte de ce conte a été recueilli à Fianarantsoa.

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