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{| — Et toujours la même ?
{| —Pas pour tous les damnés... Elle peut s’adoucir, ma:s elle ne finira jamais.
—Les flammes qui vous consument sontciles plus ardentes que les bûchers allumés par les hommes ? e
Il se prit à rire sinistrement, et il dit :
—$Sur la terre, il y a des flammes de toutes sortes, et les plus redoutables sont les flammes allumées par les passions. Il en est de même ici. On brûle de haine, on brûle d’envie, on brûle d'amour... C’est le feu de l’amour qui est le plus dévorant. Les damnés entrevoient Dieu en mourant et se prennent à l’aimer à
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sa face. Sa Sainteté ne peut souffrir l‘urs embrassements impurs. Alors la Jalousie et le désespoir se mélent à l'amour, et le supplie devient indicible, N'est-ce pas ainsi que les choses se passent sur la terre ? Combien de malheureux dédaignés se consument au feu de leur amour et meurent après un long martyre ! ! L'homme garde ici ses passions et son caractère.
» (Q {l - cause de sa beauté. Dieu les repousse de devant |
—Mais le souvenir de Dieu ne euffit-il pas Î pour vous faire oublier vos douleurs ?
—Et sur la terre, me répond durement Je
damné, le souvenir d’une femme que vous adorez et qui vous repousse pour aller à un autre, peut-il adoucir votre chagrin ?...
-—Mais vous paraissez avoir du plaisir à Compter votre or, dis-je encore, bien dé'idé à tout savoir ?
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—Je hais cet or qui m’a perdu, et je vou- L drais ne le voir jamais. Dieu le met sous mes veux et me force à le compter toujours : c’est 4
un châtiment insupportable...
— Laissez-moi remplir ma tâche maudite, ajouta-t-il, et ne me troublez plus.
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