‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 2 sur 56 · SUBSTANCE · texte numérisé non relu

SUBSTANCE

Questions par M. Sylvestre :

Q.—Monseigneur, vous vous rappeles que je vous ai adressé uu tactum, en juin dernier, me plaignant à Votre Grandeur de l'hostilité da Clergé du comté de Berthier, qui m'a fuit un tort. nouseulement politique, mais personnel, au point qu'à la perte de mon élection je puis y joindre le fait que de mes amis refusent aujourd’hui même de me saluer, et je viens vous demander la réponse que nous devons espérer de Votre Grandeur ?

R.—Je ne puis croire quo leur conduite vous ait fait autant de mal que vous le dites, et que vous soÿez amoindri dans l'estime de vos anciens amis ; quant à leurs sermons, c'est selon l'interprétation qu'au leur donne, et c'est tellement le cas que les propres déclarations de vos amis se contredisent ét font foi dece que j'avance.

Monseigneur, je suis et veux rester catholique ; voulez-vous me dire si le libéralisme politique cunadien est condamné ?

* Ce document ne fait pas partie de l'Enquête des Pétitionnaires, mais a été livré à la publicité par M. Brousseau, leur avocat, dans La Gasetle de Sorel du 5 juin 1880, pour les défendre des accusations de violation des Jois de l’Eglise qui avaient été portées contre eux dans le public,

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R.— Vous exigez une réponse qu'on peut pren diversement, et, (là rastedé lu répohle a tif hdd GvhAl}St ot V 2147 à 2: :Q-Mousoigieur; pe )pauvereyoust PpAvs rendre, justice en cette circonstance ?

R.—11s me disent n'avoir pas agi de N sor té : 7 fa plpht | parlent sans notes écrites, et disent n'avoir rien commis de tel, Pour moi, je ne puis là-dessus rien fuire. i

Questions par l'Hon. Dr. Paquet :

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0.— ‘Monseigheur à: “nouy, n'avons pis “Youa contèster devant Je Civil avant de re votre Tribuoal; mais, puisque vons'déclinez de nous venir en aide, nous allons y recourir ?

R— Faites ce qu'il vous plaira.

Q.—Monseigneur, je suis un des souscripteurà.la, Contestation ; je désire qu'elle ait lieu, puisque rien ne peut être fait ici ; pouvonsnous demander üÿx téin js, nôn-seulemiént leûr appréciation des sermons, Mais ‘encore cé qui UT dira &fé ordonné En édhtession ?

R— Ocët né Vous dvinee «bsoluniert pas, VA que le prêtre ne peut intervénir ‘étiné séta pas d'utilité pour vous ; ! au reste le péuitént, bién que plus libre que le prêtre ‘de dire-ct quis e passé en conféssion, hé pobrta probublénierit jas jurer quié c'est à loc casion de questions politiques que Vébisfation Htianra été fu sée.

Q.—Mônécigneur, si je suis eatse qiitrelles questions relatives à la confession soient posées, qu'au reste Île sert DE on non, est de que j’encours l'ercommumicution ?

R—PAS DU TOUT.— (textuel).

, Puis eut lieu là narration de l'affaire Stang, de lanoraie, avec le curé Loranger,—l’intcrvention partisane outrée du Clergé du Comté, pour la plupart, ete., ete. —puis nous avons pris congé (le Sa Grandeur, M. Sylvestre a, de plus, déclaré à Monseigneur qu'il u'était pour rien dans la Contestation ; qu'il n'avait pas souscrit et que, pour

lai, son but avait été de recourir au Tribunal de l'Evêque seule ment ; tandis que le Dr Paquet, lui, a déclaré qu'il était un de pi ceux qui vouluient que l'affaire allât au bout, et qu'il chercherait re. nilleurs ce qui lui était refusé par l'Evêque, 4 (Dr. Pâquet :—Je crois que Mgr, a njouté que c'est fâcheux de rétourir aux Tribunaux duns ces cus là, vA que c'est de nature à diminuer le respect dû aux prédications et au confessionnal).

Montréal, 31 mars, 1879,

Dr. A. H,. Paquer,

Louts SYLVESTRE,

Ryesise fe À qi

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