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CONSTIPATION AIGUË ET LAVEMENT ÉLECTRIQUE

On admet plus, depuis longtemps, depuis les expériences dé Legros et Onimus, qui cherchèrent à démontrer la production des contractions péristaltiques par l'excitation des nerfs splanétiques, que le grand sympathique agit seulement sur l'absorption el la sécrétion intestinale. (Brachet).

Cannon fait remarquer que malgré les travaux publiés, permettant de croire à une innervation croisée des deux tuniques musculaires (contraction ou inhibition des fibres circulaires par des excitations qui inhibent ou font contracter les fibres longitudinales. Erhmann-Fellner-Courtade), il faut admettre avec Bayliss et Starling que l'excitation du sympathique produit l'inhibition, tandis que l'excitation des nerfs sacrés provoque une forte contraction des deux tuniques musculaires.

Il ajoute que les recherches d’Elliott et Barclay- Smith démontrent en outre que ces nerfs sacrés se distribuent seulement à la partie du colon, qui est engagée dans l’acte de la défécation.

Chez l'homme le rectum est seul à recevoir à la fois des nerfs ganglionnaires et des nerfs provenant du système cérébro-spinal, fournis par le plexus hypogastrique et le plexus sacré.

On peut obtenir des contractions du rectum chez l’homme avec la plus grande facilité. Il suffit de remplir le gros intestin avec de l’eau bismuthée ordinaire au moyen d’une électrode sonde, puis de placer sur l'abdomen, assez haut pour ne pas gêner l'examen à l'écran fluorescent, une large électrode spongieuse.

Le courant permanent provoque des contractions légères de l’'ampoule rectale. Les interruptions brusques ou les renversements brusques du courant déterminent également des mouvements légers des parois de l’'ampoule.

On a toujours été frappé de la facilité avec laquelle on obtenait des contractions des fibres musculaires de la partie terminale du gros intestin, contractions qui se manifestent par de légers mouvements sur place.

Hubhnerfauth avait certainement raison, en recommandant la galvanisation du rectum, avec un courant dont l'intensité ne dépasse pas 2 à 5 milliampères, pour vaincre la constipation. II rendaït positive l'électrode introduite dans l'anus, plaçait la cathode sur le colon descendant et faisait des séances de 2 à d minutes.

Le courant constant ne donne jamais de contractions appréciables du gros intestin, que l'électrode rectale soit positive ou négative. Les renversements brusques restent de même sans action.

Au contraire, les interruptions instantanées déterminent souvent des contractions faibles, peu étendues, mais nettes du colon descendant et du transverse, moins visibles au niveau du colon descendant. De plus, Lebon a souvent vu le colon ascendant se séparer de la zone proximale du colon transverse, de même le colon descendant. Il en résultait que le colon transverse était réduit à une image médiane, sans Communication avec les deux angles hépatiques et splénique.

La contractilité du gros intestin paraît donc aller en diminuant et non, comme l'ont dit certains auteurs, en augmentant, de l’ampoule rectale au ccœæcum.

Toutefois, il ne faut pas oublier que les mouve-

ments brusques causent une sensalion de brassage profond et que les contractions énergiques des muscles de la paroi abdominale, en froissant le gros intestin, ne sont peut-être pas incapables de déterminer sa contraction.

Avec des courants d'intensité élevée de 50 à 60 millampères, on n’a jamais obtenu que des contractions à peine appréciables en faisant des interruptions ou des renversements.

Les résultats les plus probants ont été obtenus avec des courants d'intensité moyenne (de 15 à 30 mililampères) interrompus 3 à 4 fois par minute.

Certains malades, dont l'intestin était douloureux, ont éprouvé des coliques assez fortes, pour réclamer l'enlèvement de la sonde, affirmant être obligés de vider leur intestin. En leur conseillant de résister à ce besoin, tout rentrait dans l’ordre. Le besoin d’aller à la selle provient uniquement de l'excitation des fibres rectales et ne s'accompagne d'aucun changement dans l'aspect des parois du colon.

Si, le plus souvent, les coliques sont causées par les contractions du gros intestin, d’où leur nom, il y à cependant certains cas où les douleurs ne signifient pas : contractions du colon. Elles peuvent être violentes et le gros intestin être totalement immobile. Les anciens médecins l’avaient bien compris, qui décrivaient des coliques duodénales, cœ@cales, rectales suivant leur point de départ présumé.

Le lavement électrique, dont nous venons d'étu-

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