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VERTÉBRALE

Le but de la réflexothérapie vertébrale est de provoquer un réflexe intestinal soit par la percussion de certaines vertèbres, soit par leur massage, soit au moyen du courant sircusoïdal.

D'après Abrams, la percussion donne les meilleurs résultats. Il se sert d’un marteau à réflexe et il percute les points choisis pendant une quinzaine de minutes. Mais ce procédé est un peu douloureux et insuffisant, si le malade ne permet pas qu’on déploie quelque force.

Le massage vibratoire manuel ou électrique remplacerait avantageusement la percussion, s'il n’était lui aussi assez pénible pour le malade. En effet, au point où porte le vibreur de l'appareil, il se produit fréquemment une ecchymose, surtout chez les sujets amaigris à vertèbres saillantes.

Cependant, si le sujet consent à supporter cette légère souffrance, les tissus acquièrent une résistance suffisante, pour n'être plus douloureux au bout de quelques jours.

Pour remédier à ces inconvénients, Abrams utilise le courant sinusoïdal, qui est moins désagréable et plus efficace, dit-il, que le courant faradique. Il gradue progressivement son intensité et fait varier, au moyen d'un rhéostat les alternances de 2.000 à 20.000 par minute. Ce procédé a, en outre, l’avantage sur

ies deux autres de permettre en une seule fois l'application sur la totalité des vertèbres à traiter.

L'électrode indifférente est posée en un point quelconque (l’auteur préfère la région sacrée) et l'autre sur la partie de la colonne vertébrale à traiter.

Par cette méthode, Abrams dit obtenir deux sortes de réflexes intestinaux. x

Le premier ou réflexe de contraction est produit par action sur les 3 premières vertèbres Iômbaires. Le courant sur le côté droit de ces vertèbres fait contracter l'intestin du côté correspondant et réciproquement. Si l’on agit sur les apophyses épineuses, l’effet se répercute à tout le colon. Les contractions persistent 5 minutes et souvent davantage.

— Le second réflexe ou de dilatation est obtenu grâce à la 11° vertèbre dorsale. Son action se fait sentir au colon suivant la même loi que ci-dessus. Mais la durée des contractions est moindre.

Dans les troubes intestinaux, dit l’auteur, le chimisme est en relation avec les fonctions motrices

les plus importantes. L’anomalie dans la fonction est

exprimée par l’action prédominante de l’une ou l’autre fibre musculaire longitudinale ou circulaire.

EL ïl fixe à chacun des deux réflexes une action sur une variété de constipation.

Le traitement de la constipation atonique consiste dans la méthode qui a pour but la production du réflexe intestinal de contraction, c’est-à-dire par action sur les 3 premières vertèbres lombaires.

La constipalion spasmodique au contraire serait

Eu =

améliorée par la production du réflexe intestinal de dilatation (X[° dorsale).

Quand aucune de ces deux formes ne prédomine, à la même séance on alterne le traitement sur la totaiité de ce groupe de vertèbres.

Les séances sont quotidiennes, d’une duréede 15 minutes environ. Au bout d’une semaine, dit Abrams, habituellement le traitement est efficace, mais doit être continué 3 fois par semaine jusqu'à guérison plus compiète.

D'après lui, certaines formes cliniques de constipations nerveuses (enterospasme) sont aussi justiciables de ce traitement.

Nous croyons Abrams trop précis, lorsqu'il conseille pour le traitement de la constipation atonique la percussion des 3 premières lombaires et pour le traitement de la constipation spasmodique celle de la XT° dorsale. |

L'expérience a montré que cette distinction d'allure scientifique, est artificielle et qu'il y a le plus souvent association du spasme et de l’atonie.

Malgré tout, nous pensons que la réflexothérapie des dernières vertèbres dorsales et des premières lombaires peut rendre des services dans certaines formes de constipation.

Nous nous sommes mis en rapport avec le D” Jaworski, un élève d’Abrams et nous publions, à l’appui de nos dires, quelques observations de malades traités par lui, suivant la méthode de son maître.

Ohservations

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