‹ Contradictions politiquesChapitre 43 sur 74 · On commence à parler des Normands, des · texte numérisé non relu

On commence à parler des Normands, des

987. — Louis V, surnommé le Fainéaht, meurt empoisonné : on soupçonne la Reine, sa femme , comme auteur de ce crime.

Charles, oncle du Roi, devait succéder au Trône; mais Hugues Capet s'en empare.

Cette seconde Race des Rois de France a duré 236ans(i).

Aoglois, des Danois... , Peuples barbares , qui faisaient des descentes en France*

Charlemagn* pensait que la force ne servait qu'à vaincre, mais qu'il fallait des lois pour gouverner ; il en fit dans des Assemblées composées de plusieurs Evoques et des principaux Seigneurs de la Nation.

Cest à lui qu'on doit la manière de compter par livres , sous et deniers.

iV. S. On peut dire que Gbarlemagne , plus qu'aucun des autres grands Capitaines , servit de modèle à Bonaparte, devenu Roi des Français, qui prit aussi cette qualité d'Empereur, fit également des conquêtes en Italie, en Allemagne y en Espagne...., et qui distribua des Trônes à sa famille.

(/) Les Francs (sous la première Race ) possédaient les terres divisées en terres saliques et en bénéfices militaires- — les terres saliques étaient celles qui leur échurent par la conquête; elles étaient héréditaires. Les Bénéfices Militaires, institués par les Romains , étaient un don du Prince , et ce don n'était qu*d vie. Il a donné son nom aux bénéfices possédés par les Ecclésiastiques* Les Francs et les Gaulois réunis avaient également droit,-

Troisième Race des Rois de France, dite

Capétienne.

quelle que fût leur naissance , aux charges et aux Gouvernemens particuliers.

Vers la fia de la seconde Race , en 877, un nouveau genre de possession s'établit "sous le nom àtfief: les Ducs ou Gouverneurs des Provinces, les Comtes ou Gouverneurs des Villes, Jes Officiers d'-tm wdre inférieur profitant de l'affaiblissement de l'Autorité Royale, rendirent héréditaires dans leur Maison, des titres que, jesques là, ils n'avaient possédés qu'à vie : connue : ils avaient usurpé les terres et la Justice,, ils. s'érigèrent eux-»inêtnes eu Seigneurs propriétaire» des lieux dont ils n'étaient que les Magistrats, soit Militaires, soit civils ; par-là , fut introduit un nouveau genre d'autorité 'dans l'Etat, auquel on donna le nom de Suzeraineté, mot (dit Loyseau, cé- ' lèbre auteur en droit et en jurisprudence;), qui est aussi étrange que cette espèce de Seigneurie' est absurde. »

La Noblesse, ignorée en France. jusqu'au temps des fiefs , commença avec cette nouvelle Seigneurie. — . La possession des terres fit les Nobles, parce .qu'elle leur donnait des Sujets mixtes, nommés Vassaux, qui s'en donnèrent, à leur tour, par des Sous-Inféodalions.

& B. — Aujourd'hui, sens le régime constitutionnel et avec le droit de tous, aux emplois civils -et militaires, la possession des terres n'est dUucune influence ^eur la servitude.

Cependant elle peut fournir des. garanti*«.*ec«s$ûires et non indifférentes, dan*. le choix de* Représenta** de la Nation, .selon le mode adoptté„par la Loi.

Dans tous les cas , le droit de propriété , garanti par les

987* — Hugues CàpjèTjI" Roi. Il est couronflé et «acre à Reims (1).

1 108. — Louis VI , dit le &aos.

ua4~ — Quoi qu'en ait dit un Ecrivain, on rapporte à ce Prince V Eiaèftissemmt des Communes. Pendant son règne , on voit la liberté des Peuples et le pouvoir des Rois renaître ensemble.

Louis VI est le premier des Rois de France, qui soit allé prendre Vvrifl&mtne (2) , -sur l'autel , à Saint-Denis, près Paris, aussitôt que PEmpereur H&Hfti t artne contre la Frarfce.

Constitutions, a été, pour la Contention nationale, l'objet d f une loi du 18 mars 17 93, portant peine de mortcontrt qoiconqaeproposerait une loi agraire, on toute autre, subversive des propriétés territoriales, commerciales et industrielles.

•£1 ) Si suus lasetund c Rac e » l e Royaume é tait te n u selon les-lois-oW Fiefs, .^«gouvernant comme un- grand Fief , pldtot que comme une Monarchie; les' Rois de cette troisième Race regagnèrent insensiblement tout ce qui avait été usurpé par les Seigneurs-; mais, d'un autre côté , et vers latiude cette Dynastie , ils perdirent de leur influence par. la puissance du Clergé devenu très~xiche, et par la résistance des Parlemens.

(s) Oriflamme* >— ■• L'étendard < que • ks .anciens Rois de France faisaient porter quand ils ailaient-à laugixtre*

Il reprend le pouvoir dont les vassaux s'étaient emparés : a cet effet, il affranchit les serfs et diminue la trop grande autorité des Justices seigneuriales.

laaG.—» Saint-Louis ( ou Louis iX), connu par son vœu d'aller à la Terre-Sainte, par ses croisades, par ses vertus, et par ses actes de fermeté contre les empiètemens du Pape Grégoire IX.

* 1*70. — Philippe III, dit le Hardi, et Cœur de Lion, fils aîné de St. Louis.

PREMIÈRES lettres d'annoblissement, en faveur de Raoul , orfèvre (1).

x^^ — Philippe IV , dit le Bel, Roi de France par son père , et Roi de Navarre par Jeanne , sa femme , sacré à Reims, en 1286.

Grand démêlé entre ce Prince et le Pape 60-

Page 1