BONAMI, GALANT
^OVAMh se jetant dans ses bras. Ah! c'est luil... ce cner Galant!... cet excellent' neveu !
GALANT. Mon bon oncle!...
I^BONAMI. Te voilà donc de retour, enfin !
GALANT. Hélas!
BONAMI. Je savais bien que ça ne pouvait pas durer toujours !
GALANT. Hélas! non... il y a une fin à tout.
BONAMI. Et c'est ce qui t'a fait revenir?
GALANT. Pas autre chose ; c'est la fin.
BONAMI
Air : Un homme pour faire un tableau.
Va, j'ai deviné ton motif.
GALANT
11 est bien facile à connaître.
BONAMI
Je l'ai lu dans ton air pensif.
GALANT
Pensif l j'ai bien sujet de l'être!
BONAMI
Si de l'absence tu t'es plaint..,
GALANT
Si du retour j'étais avide...
BONAMI
C'est que ton cœur était trop plein.
GALANT
C'fst que ma bourse était trop vide.
BONAML Hein !
GALANT. Oh! mon Dieu, oui, papa Bonami, voMs me voyez dans l'état de l'enfant prodigue, rentrant chez son respectable oncle.
BONAMI à part. Il a voulu s'étourdir... voilà le fait... est-ce qu'il ne me viendra pas une idée?
GALANT, à part. Qu'est-ce qu'il a donc à me regarder ai n>i?
bOlNAMI, de même. Si je l'inquiétais sur la santé de sa femme ?
GALANT, de même. On dirait qu'il a quelque bonne nouvelle à me donner.
BONAMI. Ahl moucher Galanr, il se passe bien des choses pendant trois mois!
GALANT. Comment!
BONAML Nous avons été bien inquiets de toi... trois moiS sans nouvelles ! cela pouvait avoir des résultats bien terribles !
GALANT. Vous croycz?
BONAMI. Songe donc!... l'inquiétude...
une feuime si sensible... car elle est trèssensible, la femme!
GALANT. Ohî... je suis bien tranquille à son suiet.
BONAML Ah! tu es bien tranquille !.. . eh I bien, alors, je ne garde plus de ménagement.
GALANT. Comment! est-ce que...
BONAMI. Précisément. . . son faible tempérament, que déguisait un embonpoint satisfaisant, n'a pu résister aux tourments de l'absence.
GALANT. En vérité... elle serait malade... ma'ade de chagrin... voilà qui serait drôle.
BONAMI, furimx. Drôle! (i'est vous qui en êiesun!... mais non... tu dissimues, Galant, n'est-ce pas que tu dissimules... et quand lu sauras tome la vérité...