Bulletin de l'Académie de médecine, t. XXXIV, p
9,05 % chez les femmes. En tenant compte des malades qui étaient soignés à domicile ou qui avaient continué de vaquer à leurs travaux jusqu'à la crise qui les avait fait conduire à l'asile, la proportion s'élevait de 30,11 à 38,12 % chez les hommes et de 9,05 à 12,81 chez les femmes. Six ans après, en 1900, la proportion était, pour les hommes, de 50,93 % et pour les femmes de 18,33 \
De cinq en cinq ans le taux s'est accru dans presque tous les asiles. A Auxerre, pays de bouilleurs, de 29 % à 81 %. A Marseille, de 48 à 87 % : « Les maladies mentales, écrit le directeur, qui sont l'expression d'une intoxication directe évidente, sont devenues de plus en plus fréquentes depuis 1881 (loi sur la liberté du commerce des boissons). Tandis qu'en 1881, il est entré à l'asile 20 aliénés alcooliques, il en est entré 41 en 1886. » Mêmes constatations à Montdevergue, à Quatre-Mares. « Des observations personnelles » du directeur de Ville- Evrard, il résulte «. que les formes de la folie deviennent plus graves et que cette gravité progressive tient aux abus progressifs de boisson alcoolique ». La marche ascendante continue de 1885 à 1909. A peine quelques temps d'arrêt qui,