Cl. Joachim Puy, p
2. « !• Pierre Chappuis de la (îoutle-Maubou, né le 21 janvier 1748. lieutonanl-colonel d'artillerie le 13 janvier 1181 et commandant l'artillerie des lles-du-Vent, par brevet du même jour, chevalier de Saint-Louis;
«2* Jean-Pierre Chappuis de la (ioutte-Maubou, né le 8 avril il44, page de la Dauphiné, le 17 juin 1150. Capitaine au régiment de Dragons de Lanau, chevalier de Saint-Louis, « hypothéqua ses terres pour subvenir aux frais de la colonne Montbrisonnaise, qui marcha au secours de Lyon assiégé en 1793 ».
« Marié en 1714, à M"* Rolin de Champelos, petite-fille du président Favre, l'un des premiers jurisconsultes du XVII* siècle, destinée h mourir elle aussi sur l'échafaud. » (Extrait <h' VArtnoriul de In îioblesse fie France, publi*^ ]mrune société de généaloi^'istes paléographes, sous la direction de M. d'Auriac.)
l'occupation du forez 127
centre de fêtes nombreuses où brillèrent entr*au très deux femmes belles et spirituelles, M'"^' Jean de Maubou et de Vaugirard^
Dans les salons où dominait encore le style Louis XIV, avec ses meubles un peu volumineux, ses tapisseries amples et majestueuses, on voyait revenir les modes moins surannées du dernier règne. Il semblait que le souvenir des jours de tristesse s'était dissipé comme un mauvais rêve. Les hautes et folles coiffures des femmes se redressaient fièrement, « à La Frégate », fleurant la poudre à la maréchale. Sur les visages qu avait palis langoisse, le teint reprenait ses fraîches couleurs, les yeux leur éclat, les lèvres souriaient au coin des « mouches assassines ». Violons et clavecins faisaient entendre leurs accords, les robes à panier dansaient la gavote ou le menuet avec les habits « habillés » des gentilshommes montbrisonnais et les uniformes des milices citovennes. Tous les volontaires étaient invités, môme les simples soldats; on les traitait en libérateurs et jamais régal ité ne fut plus gracieusement pratiquée que par la société de Montbrison.
Servant vint deux fois inspecter le détachement et fut parfaitement accueilli. Sa nature enjouée, naturellement optimiste et aventureuse, le portait avoir les événements sous le jour le plus favorable. 11 résolut d aller faire de vive voix son rapport à la Commission départementale de Lyon et de prendre de nouvelles instructions pour Torga-
nisation militaire et politique d'un pays si facilement conquis.
De retour à Saint-Etienne, l'adjudaut-général forma une petite colonne de cinq cents hommes, qui avaient exprimé, sans indiscipline d'ailleurs, le désir de revenir à Lyon. MM. de Xervo et Le Blanc, qui ne remplissaient pas alors d'emploi militaire, les deux représentants Biroteau et
i. La femme du capitaine de cavalerie.
128 l'insurrection de lyon en 1793
Chasset se décidèrent à rentrer à Lyon avec Servant*.
Le retour se fit par Saint-Chamond, en deux étapes. Les populations ne manifestèrent aucune curiosité pour ce mouvement de troupes.
Les paysans coupaient leurs moissons et la paix des champs régnait sans nuage dans toute cette région qu'allaient bientôt effrayer et appauvrir les armées en marche.
1. Souvenirs d'un officier de l'élat-major du siège^ Lausanne, 1795.