‹ Contre la terreurChapitre 309 sur 400 · Le n septembre · texte numérisé non relu

Le n septembre

454 l'insurrection de lyon en 1793

faction leurs dernières captures : le maire de Saint- Etienne, Praire-Royet, « ensuite un ci-devant noble noble nommé de Meaux, chef des conspirateurs de Montbrison », Stender, fournisseur des équipages de. l'armée, et « un nommé Coïndre, agent furieux de Taristocfatie, jadis proviseur et blessé au poste de la maison Nérac, comme adjudant-général de Tarmée lyonnaise*». Ils n'éprouvent pas moins de joie à constater qu'à Lyon le pain d'avoine vaut actuellement quinze sols et que la viande est réservée aux malades. *< Les colonnes qui serrent Lyon sont tellement liées et les mesures ont été si bien prises, qu'il ne peut passer un homme à cheval sortant de Lyon qui ne soit arrêté sur telle route que ce soit. Le feu de l'artillerie ne discontinue ni jour ni nuit. Il écrase mais il ne brûle pas; dès que le feu se manifeste il est éteint de suite. Nous n'avons pas assez de mortiers^... »

C'était en eflFet la disette de vivres qui menaçait de plus en plus les malheureux assiégés. Le 18 septembre, les corps administratifs réglementent, plus sévèrement qu'ils ne l'avaient encore fait^, les distributions de pain et ce pain, comme le disaient méchamment les représentants, n'était plus que de l'avoine pilée et mal cuite. Le peu d'approvisionnements rapportés du Forez avait causé une vive déception, cependant la population acceptait sans murmurer cet excès de privations auquel ne devaient pas résister tant Je vieillards, de malades et de blessés.

Par un raffinement de cruauté, les représentants empêchaient leurs partisans, les Jacobins, qui n'avaient pas quitté la ville, de fuir la famine ; ceux-ci devaient maintenant en être les victimes afin de contribuer auparavant à Tépuisement des derniers vivres Je Lyon. Comment en

1. liapporf ])récité (Arc/iireft historujucs de la (iuerre: Armée des Alpes).

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