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3. Archives du liliône, l. Xll. Récit d'un soldat du bataillon du Griffon»
aurait déjà commencé. Valette qîii combat au premier rang fait tirer sur les canonniers. Parmi ceux qui ne furent pas atteints, il y avait deux jeunes hommes destinés à un brillant avenir sous la Restauration, Franchet, le futur préfet de police et Ravez qui devait présider la Chambre des dépulés K
A la vue de Précy, comme à Saint-lrénée, les fuyards s'arrêtent, les timides reprennent courage. Le général a retrouvé un tambour et lui fait battre la charge, mais Tennemi est si nombreux, si compact que la troupe de Rimberg, après s'être arrêtée, reprend son mouvement de retraite à Texception de quelques braves qui font le coup de feu à côté de lui. Un renfort inattendu arrive : la cavalerie, le colonel de Vichy en tête, renforcée des gendarmes à cheval du lieutenant-colonel de Trézette.
M. de Nervo, qui remplace Précy au quartier général, a compris que Tattaque des Brotteaux ne pouvait avoir la même importance que celle de la chaussée de Perrache ; non seulement, il a fait partir toute la cavalerie mais il a même prélevé sur la défense des Brotteaux une troupe de choix, la compagnie de grenadiers du bataillon du Griffon. Malgré leur fatigue, les grenadiers sont partis en courant dans la direction du pont de la Mulatière pour se mettre à la disposition du général en chef '^. Ils suivent au trot de son cheval un aide de camp de Précy, Fleur-de-Lys, le combattant du Forez. « Nous marchâmes à pas précipités, dit un brave grenadier qui a laissé un récit vibrant du combat^, et rejoignîmes le général Précy près des barrières de Perrache. Il y était à la tête d'environ cent cinquante hommes de cavalerie et d*un très petit nombre de fantassins^. »