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i. liclntinn dr l'rt'ct/ Peronoii, p. 103). •
LA SORTIE DÉSESPKHÉE 5i7
général en chef se rejettera sur la gauche dans des chemins creux dissimulés et faciles à défendre'. Le rendezvous est à Poleymieux.
Pendant que disparaissent rapidement Précy et ses compagnons en utilisant le pays boisé et accidenté, Rimberg, avec ses chasseurs à pied, oblique trop à droite. Sa troupe est bientôt débordée, fusillée de tous les côtés, elle se débande et sVparpille dans toutes les directions. Son chef, qui a payé bravement de sa personne, s'enfonce dans des fourrés avec la funeste idée de rentrer dans Lyon.
Quant h la cavalerie, commandée elle aussi par un chef énergique et aventureux, elle charge, le lieutenantcolonel Gavot en tète, et traverse les premiers pelotons de Tennemi, malgré leur fusillade; mais les ex-hussards de Berchiny et les ex-cavaliers de Royal-Pologne, huit ou dix escadrons contre deux, les poursuivent, les enserrent, les criblent de coups de carabine.
Quand les malheureux cavaliers lyonnais sont cernés, les fantassins do Valette les rejoignent et les fusillent impunément. Gavot, bien que blessé d'un coup de feu, parvient à forcer la ligne avec quelques-uns des siens.; les cavaliers de la Convention reprennent la poursuite et le lieutenant-colonel, frappé encore de deux coups de sabre, « dont Tun lui partage la main droite et lui perce le poignet »^, doitquilter son cheval, mortellement frappé. Il peut, lui aussi, comme Rimberg, se dégager et gagner en courant un fourré protecteur. La plupart de ses cavaliers succombent, les survivants sont presque tous faits prisonniers. Quelques-uns peuvent s'échapper, se mettent à la recherche de Tinfanterie de Précy et Taperçoivcnt de loin, h la sortie de Poleymieux sans pouvoir la rejoindre -^