urnal de Lyon
de marbre noir, à la partie gauche du portique'. Un éclat de marbre blesse à la joue Tofficier municipal Roch, qui sortait du Comité de Salut public-. Un second boulet abat la corniche de la croisée du Comité de Salut'public, brise les vitres, dont un fragment tombe sur la table entre le maire Bertrand et le président du Comité'^; trois volontaires du bataillon du Mont Blanc sont grièvement blessés'* sur le perron et transportés sous le portique.
Les membres du Comité de Salut public pressentent que le vrai peuple de Lyon va forcer les portes de leur dernière citadelle et que la vindicte populaire peut être terrible, ils songent piteusement à abdiquer le pouvoir dont ils ont fait si mauvais usage et à sauver leur vie. Aussi quand Duchambon, qui a du moins la qualité d'être brave, vient annoncer au maire qu'il fait descendre ses dernières gargousses dans les caves, qu'il y mettra le feu et fera sauter l'Hôtel de Ville avec ses défenseurs, ses prisonniers et ses assaillants, tous ces Jacobins protestent et s'écrient quil faut « traiter »••. Gauthier conseille également la solution pacifique et déclare en toute humilité : « Ce n'est plus à nous à faire des conditions, nous serons bien heureux d'accepter celles qu'on voudra nous accorder^.
Bertrand et ses compagnons pressent alors le représentant de se rendre sans délai auprès des commissaires des sections; ils ignorent que ces derniers sont encore à l'Arsenal. Gauthier se présente sur la place des Terreaux ; il a prétendu plus tard, dans son récit officiel', loin des baïonnettes sectionnaires, que « des postes avancés il fut annoncé que l'on faisait des propositions d'accommode-