livre
« 17 La confession est-elle d'institution divine ?
u Oui, sans aucun doute. Quoi de plus clair que les paroles a de Notre-Seigneur JÉsuy-CiiiusT, telles que rapportées dans le « 20e chapitre de St. Jean, versets 19 et suivants :
« Sur le soir du même jour, qui était le premier de ta semaine, « (c'est-à-dire le dimanche de Pâques), les portes de la maison où « les disciples étaient assembles de peur des Juifs étant fermées, « Jésus vint et se présenta, au milieu d'eux et leur dit : La « paix soit avec vous. Et après avoir dit ces paroles, il leur « montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc « h la. vue du Seigneur II leur dit donc une seconde fois : La « paix soit avec vous. Comme, tt Père m'a envoyé, je vous envoie « de même. Ayant dit ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez V Esprit -Sain i ; les péchés seront remis à ceux à qui « vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les « retiendrez. »
Le cultivateur. — Ce petit livre est-il en vente ?
L'Instituteur. — Il se donne Les curés en ont /et en distribuent à ceux qui en veulent.
Le forgeron — Cette petite brochure fera du bien. Le bon Dieu bénira l'auteur et les personnes qui l'ont fait imprimer à leurs frais.
Le cultivateur. — Avec ce petit livre, il faudrait autre chose*. J'aimerais à lire tout ce que nous a dit monsieur l'Instituteur aujourd'hui, line brochure qui répondrait à tous les mensonges de Chiniquy éclairerait les esprits et les instruirait.
L'Instituteur. — J'ai entendu dire, à la ville, qu'un prêtre préparait plusieurs petites brochures destinées à réfuter les mensonges de l'apostat Chiniquy et qu il arrangerait tout pour que ces publications fussent, par leur prix, à la portée de tout le monde.
Le forgeron. — Bravo !
Le Membre de l'Institut-Canadien Voici que nous arrivons à notre village. Je ne veux pas nous séparer, sans vous demander une faveur, monsieur l'Instituteur La discussion que nous avons eue aujourd'hui m'a fort intéressé et je désirerais avoir
l'occasion de la reprendre sur d'autres sujets que Chiniquy a attaqués. Ne pourrais-je pas aller vous voir quelquefois pour causer de religion ?
L'Instituteur. — Vous serez le bien venu. Je vous dirai ce que je sais. Je ferai mieux encore, je vous ferai lire des ouvrages sérieux et qui vous éclaireront bien mieux que ma pauvre conversation.
Le forgeron. — Je veux être de la partie.
Le cultivateur. — Et moi donc !
Le menuisier. — Afin que nous puissions tous profiter de ces entretiens, je demande qu'on les fasse le dimanche, après Vêpres. C'est le temps le plus convenable pour nous réunir tous.
Le Membre de l'Institut-Canadien. — Ce jour et ce moment me conviennent parfaitement.
L'instituteur. — Alors, c'est convenu ! Je vous invite tous à vous rendre chez moi, dimanche après vêpres. En attendant, prions Dieu qu'il nous éclaire et qu'il nous conserve, à nous et à tous nos compatriotes, le bienfait de la foi. Prions aussi pour le pauvre Chiniquy, il est bien coupable, bien misérable, mais il a une âme pour laquelle Notre Seigneur Jésus-Christ a souffert et est mort. ^J*2 titre, le pauvre renégat, quoiqu'il soit digne du mépris de tous les honnêtes gens, vaut encore la peine qu'on s'occupe de son salut. Prions pour lui !