COMMENCÉ A LES CONFONDRE. ET ON CONTINUERA
Le Membre de l'Institut-Canadien, —Je vois que Chiniquy va trop loin et que tout ce qu'il a dit de la confession est passable-
alle ment hardi. Voilà pourquoi je suis étonné que personne ne lui réponde. Les prêtres devraient le réfuter.
se L'Tnstituteur.—L'apostat Chiniquy n’a rien dit de nouveau. Il
; F a parlé comme la canaille de tous les temps et de tous les lieux,
à Or, depuis longtemps, l'Eglise a répondu non-seulement à ses adversaires honnêtes, mais même à la canaille.
ne Les réponses à l’apostat Chiniquy sont dans presque tous les
(& livres qui traitent de l'Eglise et des sacrements.
E Le forgeron.-Ce n'est pas suffisant. Ces livres ne sont pas
de entre les mains de tout monde, et souvent, ils ne sont pas à la
ve portée de tous les esprits. Ils faudrait des réponses Courtes et faciles à se procurer et à lire.
re- : ; è L'Instituteur.— Tirant une petite brochure de la poche de son 1 Z rai pardessus.— Quelque chose comme ceci, n'est-ce pas ? ré Tous — Est-ce une réponse à Chiniquy ?
$ L'Tnstituteur.—On ne le dit pas. Mais on voit clairement 8 ; P Fe que cette petite brochure est faite pour réfuter les impostures de notre renégat. Le titre est: QUELQUES POINTS DE DOCTRINE CATHOLIQUE. La forme est celle du catéchisme, c’est-à-dire ar 236 ; P
demandes et par réponses. Tous les points que l’apostat Chiniquy a attaqués, sont rétablis par des passages de la Sainte-Ecriture.
Le Membre de l’Institut-Canadien.-—Y parle-t-on de la confession ?
L'Instituteur —Oui. Et on prouve par les Evangiles que la confession a été instituée par N, S. Jésus-Christ. Voyez à la
He Al à
page 9, il y a cette question. (Zci l'Instituteur lit dans le petit livre).
« 17 La confession est-elle d'institution divine ?
« Oui, sans aucun doute. Quoi de plus clair que les paroles « de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, telles que rapportées dans le «20e chapitre de St. Jean, versets 19 et suivants :
(© Sur le soir du même jour, qui était te premier de la semaine, «(c'est-à-dire le dimanche de Pâques), les portes de la maison où « les disciples étaient assemblés de peur des Juifs étant fermées, « JÉSUS vint et se présent au milieu d'eux et leur dit: La «paix soit avec vous. Et après avoir dit ces paroles, il leur « montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc (« à la vue du Seigneur. Il leur dit donc une seconde fois : La « paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, je vous envoie « de même. Ayant dit ces mots, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l'Esprit-Saint ; les péchés seront remis à ceux à qui « vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les « retiendrez, »
Le cultivateur.—Ce petit livre est-il en vente ?
L'Tnstituteur.—Il se donne. Les curés en ont et en distribuent à ceux qui en veulent.
Le forgeron—Cette petite brochure fera du bien. Le bon Dieu bénira l’auteur et les personnes qui l'ont fait imprimer à leurs frais,
Le cultivateur. —Avec ce petit livre. il faudrait autre chose. J'aimerais à lire tout ce que nous à dit monsieur l’Instituteur aujourd'hui. Une brochure qui répondrait à tous les mensonges de Chiniquy éclairerait les esprits et les instrairait.
L'Instituteur.—J'ai entendu dire, à la ville, qu'un prêtre préparait plusieurs petites brochures destinées à réfuter les mensonges de l'apostat Chiniquy et qu'il arrangerait tout pour que ces publications fussent, par leur prix, à la portée de tont le monde.
Le forgeron.—Bravo !
Le Membre de l'Institut-Canadien. Voici que nous arrivons à notre village. Je ne veux pas nous séparer, sans vous deman-
der une faveur, monsieur l'Instituteur. La discussion que nous avons eue aujourd'hui m'a fort intéressé et je désrerais avoir
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l’occasion de la reprendre sur d’autres sujets que Chiniquy a attaqués. Ne pourrais-je pas aller vous voir quelquefois pour causer de religion ?
L'nstituteur.—Vous serez le bien vènu. Je vous dirai ce que je sais. Je ferai mieux encore, je vous ferai lire des ouvrages sérieux et qui vous éclaireront bien mieux que ma pauvre conversation.
Le forgeron.—Je veux être de la partie.
Le cultivateur. Et moi donc !
Le menuisier. — Afin que nous puissions tous profiter de ces entretiens, je demande qu'on les fasse le dimanche, après Vêpres. C’est le temps le plus convenable pour nous réunir tous.
Le Membre de l’Institut-Canadien.—Ce jour et ce moment me conviennent parfaitement.
L'instituteur.—Alors, c’est convenu! Je vous invite tous à vous rendre chez moi, dimanche après vêpres. En attendant, prions Dieu qu'il nous éclaire et qu’il nous conserve, à nous et à tous nos compatriotes, le bienfait de la foi. Prions aussi pour le pauvre Chiniquy, il est bien coupable, bien misérable, mais il a une âme pour laquelle Notre Seigneur Jésus-Christ a souffert et est mort. À ce titre, le pauvre renégat, quoiqu'il soit digne du mépris de tous les honnêtes gens, vaut encore la peine qu'on s’occupe de son salut. Prions pour lui !