EN ITALIE
— L'union de l'État avec l'Église, sous la protection de'SaintefMarguerite... Mère.
(L'Uomo di Pietra, de Milan, 25 mars 1905.)
* Allusion à la Reine-Mère, dont les tendances catholiques sont connues.
A la frontière d'Italie, on demande aux congréganistes expulses s'ils n'ont rien à déclarer, et, en chœur, ils répondent : v< Non...
Tout ce que nous avons avec nous est permis en Italie ». Et ce qui est permis c'est la superstition, Y oisiveté, l'ignorance , la corruption , l'immoralité, toutes les qualités cléricales. Ainsi pense maintenant notre voisine, rendant justice à notre esprit d'avantgarde, saluant en la France la fille aînée du progrès, qui travaille pour le monde, pour Y Italie laïque, pour l'Italie de Rome italienne, et non plus papale.
Et c'est ainsi que le remarquable ouvrage du professeur Baldassare Labanca, dont j'ai déjà fait ressortir plus haut toute l'importance politique (i), traduit éloquemment les véritables sentiments des Italiens poursuivant la libération complète de la religion, la transformation de la papauté politique en une papauté non politique; des Italiens qui. au nom de la Raison, continueront, parachèveront notre œuvre enfermant le Vatican politique, en donnant la dernière chiquenaude à toute cette défroque politique d'un autre âge.
Un mot encore pour constater que dans la question des inven-