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SOUS FORME DE MERCURE MÉTALLIQUE

a) Par distillation et pesée. — Le procédé par calcination d’un dérivé mercuriel quelconque en présence de chaux et la combustion dans un courant d'hydrogène (TER MEuw- LEN) permettent simultanément l’extraction du métal et son dosage, car il distille suffisamment pur dès l’abord pour pouvoir être recueilli et pesé directement.

b) Par amalgamation. — Toutes ces méthodes sont délicates et exigent un entraînement minutieux de l’observateur pour éviter les nombreuses causes d’erreur.

On opère sur un liquide provenant généralement de la destruction des matières organiques, où le mercure se trouve totalement ionisé sous forme (Hg ++). On conçoit donc très bien que le procédé ne puisse être retenu en vue du dosage que si la totalité de ces ions est déposée sur le métal et que, si on a là une méthode excellente en vue de la caractérisation du mercure, il faut observer des précautions très strictes pour avoir un résultat quantitatif. L’extrême division du métal sera fort recommandable et l'opération notablement facilitée si le mercure se trouve déjà à l’état métallique, après action d’un réducteur.

Les métaux utilisés en vue du dépôt sont variables : François (66) utilise le zinc en milieu peu acide, RAUSCHER (133), utilisant le sodium comme réducteur, obtient facilement un amalgame de sodium.

Dans les deux cas, le métal étranger est ultérieurement éliminé et il reste un globule de mercure que l’on pèse.

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Mais les deux métaux qui ont été le plus employés sont le cuivre et l'or. .

A l’origine, ALMEN (2), MERGET (115), SCHILBERG (147), FüRBRINGER (70), BARDACH (9), avaient recours à un, simple fil de cuivre; pour augmenter la surface de caplation des ions Hget+, HœnxeLz (79), Kcorz (93), S'ricx (160), l'ont remplacé par une lame, WoLrr et NEGA (179, 180) par des copeaux, puis ESCHBAUM (56) par une toile, mise en rouleau par WiNTERNITZ (178), également utilisée, mais en laiton par SCHILBERG, FüÜRBRINGER, LEHMANN (100, 101), BLOMQUIST (18), BRASSE (25), ALMEN (2).

La limaille de cuivre a été préconisée par LüpwiG (104), BRUGNATELLI (28), JEANECKE (81), BACOVESCO, et une spirale du même métal par ZENGHELIS (182), ou même deux spirales successivement (RICHARDS et SINGER). Beaucoup plus noble, l’or, de préférence après dépôt électrolytique, a été mis en œuvre sous forme de lame fine (ScHuM, 151), de lame de platine doré (JOLLES, 88), ou très souvent d'amiante dorée (SCHUMACHER €t JOLLES), préparée par calcination d'amiante imprégnée de chlorure d’or. C’est à elle que s'adressent FaruP (61), OPPENHEIM (123), SCHUMACHER et YOoUxG (149, 150), WERDER (175), BECKERS (15), BurGr (30), FABRE (58), après réduction préalable du dérivé mercuriel par le chlorure d’étain II. Le mercure fixé sur le métal peut être dosé par pesée avant et après chauffage qui élimine le seul mercure (BECKERS, BuRGr, FARuP, KLoOTrz, ScHu- MACHER €t JUNG), soit par pesée du métal distillé directement ou après passage sous forme de combinaison, de solution, etc.

c) Par électrolyse. — Le précurseur de cette méthode semble avoir été SCHNEIDER. La méthode, reprise par BYASSON, MAYENÇON et BERGERET, a été pratiquement mise au point par CATHELINEAU (33). Modifiée dans ses détails par divers auteurs (WOLFF, ZIEGLER..), la technique est aujourd’hui parfaitement codifiée. Le mercure se dépose à la cathode, et celle-ci, pour permettre une amalgamation in situ est constituée soit par une fine lame d’or (BUTCHATA, LOHMOLT), soit par une lame (PALME) ou une spirale de platine cuivré (ExocH, 55). Les voltages et les intensités sont également bien déterminés. Le métal amalgamé permet une évaluation comme au paragraphe précédent, généralement par pesée avant et après chauffage.

d) Par l'emploi de réducteurs chimiques. — La simplicité de ce procédé a inspiré de nombreux auteurs et divers réducteurs ont été proposés :

Le chlorure d’étain 11 par BEckErs (15), BurGr (30), FABRE (58, 59), FaruP (61), OPPENHEIM (123), SCHUMACHER et JUXG (150), WERDER (175), WiLLaRD et BOLDYREFF (176), les conditions d'emploi ayant été précisées par JEAN (84);

L’acide hypophosphoreux par HowaRD et BERNARD (80), JEAN (85), BENXET (17), MosER et NIESSNER en milieu chlorhydrique (117), ou l’hypophesphite de sodium par Ro- SENDALL (137), ou de calcium (WiNTELER, 177); ces sels, étant utilisés en milieu acide, équivalent pratiquement à PO;:H:. La méthode a été critiquée par Rose (136) qui a signalé un arrêt possible de la réduction au stade mer- CUreUXx ;

L'eau oxygénée, en milieu sodique à chaud, a tenté Korg (95), ARCHETTI (5), JEAX (83), et en milieu ammoniacal Korg et FELDHOFEXN (96);

Les réducteurs organiques ont été égaiement utilisés :

Le formol en milieu alcalin et ioduré, par de nombreux auteurs : RuPP (138), RuPp et Krauss (140), Rurp et LEH- MANN (141), JEAN (86, 87), ROBINSON (135), BROUX, KAYSER et SFIRAS (27), FRANÇOIS (67)... le dosage, dans ce cas, étant presque toujours terminé par iodométrie;

La glycérine alcaline par SrscHiGoL (167, 168);

L’éthanolamine par RAUSCHER (133) ;

L'hydroxylamine en milieu ammoniacal par DEV et JANNACH (48) ;

Les sels d’hvdrazine par Ducainr (51), DEVIN et JANNACH (48), WILLARD et BOLDYREFF (175).

Dans la plupart des cas, le dosage se termine par peste du mercure,

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