ROIS
Après 48 heures de dialyse (40 cm® de solution à 1 p. 100 de mercurochrome contre 150 cm? d’eau distillée), le métal ionisé est dosé, d’une part dans le dialysat, d'autre part dans le résidu. (Résultats en % du produit en expérience.)
Le filtrat acide du produit en expérience, non soumis à la dialvse, conservé 48 heures après la précipitation, accuse alors 1,33 p. 100 de mercure ionisé, soit exactement ce que renferment ensemble dialysat et résidu de dialyse.
Par ces résultats, nous constatons d’abord que la dialyse n’est pas quantitative, comme on le sait, une partie seulement de mercure ionisé traversant la membrane. D'autre part, la teneur en mercure du résidu de dialyse demeure sensiblement constante (0,94 contre 0,87 avant). Enfin, la conservation du filtrat de cette solution après précipitation acide ne provoque aucune augmentation de mercure ionisé (0,94 contre 0,95).
La dialyse est alors continuée contre 150 cem° d’eau distillée remplaçant le dialysat précédent. Dans ce cas, il ne dialyse plus aucun produit coloré ou fluorescent mais seulement du mercure ionisé. Après trois Jours, celui-ci est dosé dans le dialysat et le résidu de dialyse dans lesquels il représente respectivement 0,39 et 1,01 p. 100 du mercurochrome en expérience.
Aux erreurs d'expérience près, il apparaît donc que le taux du mercure minéral dans le résidu de dialyse demeure sensiblement constant malgré le déficit dû au métal dialysé, ce qui ne peut s’expliquer que par une hydrolyse compensatrice du mercure engagé sous forme organique.