CHAPITRE PREMIER
Dosage du mercure à l'échelle toxicologique
C’est avec toute sa finesse, avec des méthodes de sensibilité éprouvée, que doit intervenir la science analytique pour permettre la résolution du problème toxicologique.
Nous ne nous trouvons plus, en effet, en présence de quantités de mercure suffisamment élevées pour être décelables par les procédés courants, mais bien de quelques fractions de milligrammes, rarement de quelques milliorammes dans les cas particulièrement graves, diluées dans un volume important de véhicule plus ou moins complexe.
Il est donc nécessaire de concentrer le mercure sous un très petit volume qui sera soumis finalement à un dosage très sensible. Il faut, par suite, s'adresser à des techniques spécialement adaptées à ces doses minimes, et ce sont quelques-unes d’entre elles que nous allons brièvement rappe- “ler dans ce chapitre, au cours duquel nous nous proposons simplement de mentionner les procédés plus particulièrement établis pour être mis en œuvre en toxicologie et qui n’ent pas trouvé place dans la première partie. Nous ne nous attarderons pas à rappeler ici les techniques de minéralisation qui ont déjà été exposées; disons simple-
bre
ment que la grande majorité des toxicologues recommande d’une manière absolue cette destruction des matières organiques préalable à toute recherche ou dosage.