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et se retrouver dans les mêmes conditions que précédemment, en notant toutefois qu'il faut une quantité notable de mercure pour obtenir un globule « manipulable ».
Pour évaluer le poids de ce globule, la pesée directe n’est guère praticable, même à l’aide d’une microbalance, sans s’exposer à des erreurs importantes. Mais sa mensuration au moyen d’un micromètre offre une précision suffisante pour permettre d’en déduire le poids par l’intermédiaire de formules diverses. (RAAsHoOU, 131; Hans WIEDER, 135 bis.) C’est là la méthode dite micrométrique qui permettrait l’évaluation de quelques millièmes de milligramme de mercure, utilisée par de nombreux auteurs, à quelques variantes près (RaasHou, Bopxar et SzEP (19), STOCK et LUx (163), Srocx et CucuEL (162), Royan et Haxs WiEDER (135 bis), Srock (161), Srock et NEUENSCHWANDER (164). Boot, SCHREIBER et ZWIck (20, 21), un peu différemment, rassemblent le mercure dans un tube bien calibré et obtiennent son poids d’après la hauteur qu’il y occupe.
Que vaut cette méthode? Pour répondre à cette question, nous ne saurions mieux faire que rappeler ici les conclusions de CAMBAR (thèse p. 62) à son sujet : « Ces techniques sont capables d'atteindre une grande sensibilité... Néanmoins, par ces procédés, le dosage de quantités infimes de métal ne peut s'effectuer avec quelque sûreté qu’avec une très grande maîtrise de la technique due seulement à une longue expérience préalable. »
L’appréciation du mercure métallique peut s’effectuer encore de facons diverses. DELAUNAY (41) forme des anneaux d’iodure mercurique qu’il compare ensuite à ceux obtenus à partir de quantités connues de métal, utilisant un appareil compliqué pour régulariser autant qu’il se peut leur formation.
Vitre (173) reprend Ja technique de MERGET et compare, avec des taches-témoins, celles fournies par l'essai au contact d’un papier au nitrate d'argent ammoniacal.
2° Le métal est concentré sous forme de sulfure : la distillation au contact de chromate de plomb (131) ou la dissolution dans un réactif convenable ramène aux paragraphes précédent ou suivant.
3° Le métal est concentré sous forme de solution :
Les méthodes volumétriques, sauf celle qui utilise l’action de l’iode sur le mercure réduit, dont la limite infé-
ricure de sensibilité approche de 0 mg.,5, sont trop peu sensibles pour servir en toxicologie, et l’on a surtout recours aux « méthodes par comparaison ».
Il est possible d'utiliser des réactions colorées, notamment celle à la dithizone. Malheureusement, de nombreux métaux interfèrent, soit en donnant eux-mêmes des colorations avec le réactif, soit en modifiant la teinte fournie par le dérivé mercuriel, et, d'autre part, la sensibilité n’est pas extrême.
Les méthodes diaphanométriques semblent beaucoup plus recommandables; elles consistent à faire passer le. mercure seus forme d’un fin précipité insoluble qui reste en suspension dans le liquide et à apprécier le trouble ainsi produit, par comparaison avec ceux obtenus avec des :s0lutions de titres connus.
La suspension de mercure réduit est obtenue par LaBarT (97), au moyen de l’hvdrosulfite sodico-zincique, puis de lhvdrosulfite de sodium par LABAT (67), CAMBAR (31, thèse 32 bis). La sensibilité va de 2 à 50 y.
La transformation en sulfure mercurique colloïdal a séduit beaucoup d’auteurs (JOLLES, 88; ViIGNON, 171), mais l'instabilité d’un tel état a conduit à l’adjonction d’un stabilisant : acide acétique (HEINZELMANN, 77), acide formique Qu citrique (PROCTER et SEYMOUR, 130), ou d’un « colloïde protecteur » : gélatine (ANTENRIETH et MONTIGNY, 4), gomme arabique (KOHN-ABREST, 94; MaAINGARD, 107). La sensibilité est voisine de celle des techniques ci-dessus.
Le procédé basé sur la réaction de NESSLER inversée, utilisé par RaNGïErR et M" RABUSSIER (132), POrLET (127), magistralement étudié par CaAMBAR (Thèsé, p. 81, 32), appara t beaucoup moins recommandable puisqu'il permet d’apprécier de 15 à 175 y de mercure.
C’est encore sur la formation d’un dérivé complexe, le mercuritétraiodure de strychnine, que repose la réaction utilisée par GOLSE et JEAN (75), puis SSINJAKOWA (159), également étudiée de très près par CAMBAR (thèse p. 109); les limites extrêmes de sensibilité sont ici de 2 y à 50-60 y.
L’appréciation du trouble obtenu peut se faire par comparaison avec une gamme d’étalons obtenus avec des quantités connues de mercure. L'observation se fait mieux sur fond blanc, le dos tourné à la lumière du jour. Mais, à l'œil, instrument imparfait pour discerner de faibles