IT. — UTILISATION DU CHLORURE D’ETAIN II
Ce réducteur étant utilisé en milieu acide supprime totalement les causes d’erreurs dues à la présence possible de calcium dans la solution.
Dès l’abord nous constatons que la réduction par le chlorure d’étain IT apparaît notablement plus sensible que celle par l’hydrosulfite.
Entre 0 et 10 y, par exemple, nous obtenons pour le premier réducteur une différence de déviation de 2,1 unités, contre seulement 1,4 pour le deuxième, toutes choses égales d’ailleurs.
Nous nous sommes donc proposé d’étudier soigneusement la méthode diaphanométrique au chlorure d’étain II qui semble avantageuse.
Le réactif au ClSn employé est celui indiqué par le Codex (1). La mesure de l’opacité se fait en lumière rouge, par comparaison avec un écran standard de couleur neutre.
Nous disposons d’une cuve à faces parallèles de 2 mm. d'épaisseur, d’une contenance de 2 cm, et de une de 1 mm. d'épaisseur et d’un volume de 1 €ém°. Des mesures effectuées dans ces deux cuves donnent par exemple, entre des concentrations de 0 et 40 y de mercure par em, une différence de 12,5 unités pour la première contre 9,2 pour la deuxième.
(4) Réactif au chlorure d’étain II (Codex, T. I, p. 374 : Chauffer doucement dans un ballon 50 g. d’étain en grenaille avec 80 g. d’acide chlorhydrique concentré jusqu’à ce qu'ilne se dégage plus d'hydrogène et en maintenant toujours le métal en excès. Laisser refroidir. Diluer la solution avec quatre fois son volume d’acide chlorhydrique dilué (28 CIH conc. — 72 eau). Filtrer dans des flacons de petite capacité munis de bouchons de verre contenant des fragments de grenaille d’étain. [L'air altère le réactif,
eee
La diminution de sensibilité dans le deuxième cas se trouve largement compensée par le fait que le mercure y est deux fois plus concentré, ce qui donnerait, en réalité, pour la cuve de 1 mm., avec la même quantité absolue de mercure, une déviation de 18,4 unités.
En conséquence, nous résumons les conditions expérimentales afférentes à l’emploi de l’appareil lui-même : observation en lumière rouge, écran de comparaison de teinte neutre, cuve de 1 mm. d’épaisseur contenant 1 cm° de solution.
Mais, pour que les précipités soient comparables, il faut chercher à les obtenir à grains toujours identiques, donnant une solution colloïdale stable. L’absorption de lumière variant avec l’état de division de la matière en suspension, il faut donc, dans toute technique, « fixer rigousement toutes les conditions de l’expérience susceptibles d’avoir une influence sur la dimension des particules du précipité, ou, ce qui est mieux, trouver des conditions de milieu telles, qu'aucune condition physique (mode d’introduction des réactifs, agitation, changement de température) n’intervienne pour modifier la texture du précipité ». (VERKNES.)
STABILITÉ DE LA SUSPENSION DE MERCURE MÉTALLIQUE. L'emploi du photomètre nous a permis dès l’abord de
suivre de très près l’évolution de la suspension dans le temps, À cet effet, des quantités croissantes de ClHg con-
| Chlorure Indications de l’analiscomètre Hg Eau | stanneux
(en y) | en emë (en Aussi-j Après| Après| Après! Après| Après| Après gouttes) tôt 10 m. 30 rm. | 1 b. 9H: 9 h. 24 h,
0 1 I] 71 71 al Fi Fa 71 71 DRE > 70,4 | 70,4 | 70,5 | 70,4 | 70,6 | 70,6 | 70,7 LOTS > 69,6 | 69,6 | 69,7 | 69,8 | 69,7 | 69,9 | 69,9 20! » » 67,7 | 67,6 | 67,8 | 67,9 | 68,1 | 68 68,4 50! » > 62,4 | 62,3 | 62,4 | 62,7 | 63 63,3 | 63,4 100 > > DANS L DNS DL AE 65245700 55 91055,8 1067
ANT re tenues dans 1 cm de solution, puis additionnées de chlorure stanneux, ont été observées à intervalles déterminés, en rétablissant à chaque fois lémulsion par agitation très soigneuse,
L'évolution se fait donc dans le sens d’une diminution de l’opacité, sans doute par grossissement et floculation des micelles calloïdales, surtout marquée pour les plus fortes doses, mais déjà fort gènante pour les plus faibles.
L'action de divers agents stabilisateurs a, dès lors, été essayée. Les acides ne donnent pas d’avantages sensibles. Nous avons adopté une solution de gélatine qui fournit une excellente stabilisation et permét de reculer la limite supérieure de plusieurs dixièmes de milligramme.
C’est ainsi que par addition de II gouttes de solution de gélatine à 2 p. 100 à un essai renfermant 100 y de mercure, la déviation reste constante après 24 heures (54,2).
Etudions maintenant de plus près l'influence des différents facteurs susceptibles d'intervenir dans la réaction : degré d'acidité du milieu, quantité de chacun des réactifs et ordre d’addition.
La réaction se pratique en ajoutant dans l’ordre les liquides suivants :
liqueur mercurielle essavée, acide chlorhvdrique, chlorure d’étain IT, solution de gélatine.