‹ Contribution à l'étude anatomique de la fossa subarcuataChapitre 8 sur 21 · LIL. CHEZ LES LÉMURIENS · texte numérisé non relu

LIL. CHEZ LES LÉMURIENS

La description qui suit se rapporté au genre Lémur et dans ce genre, plus spécialement à Lémur mongoz L. (1911-93). Mais la disposition observée chez cet animal a été retrouvée avec des variantes insignifiantes chez Maki albifrons, E. Geoff. (1907-32), chez Maki nigrifrons, Petiver (1876-53), chez Maki coronatus, Gray (1876-631) et chez Lemur catta L. (1864-42). À ;

Nous avons tenu à observer également les autres genres : le Cheiromys, G. Cuv. (Aye-Avye de Madagascar), l’Indris, L. Geoff. (Indris brevicaudatus 1838) présentent une fossa subarcuata identique à celle de Maki mongoz.

La fossa subareuata chez Maki mongoz (fig. 6 et fig. 7)

La partie endocrânienne du rocher présente à considérer deux faces, une face antéro-supérieure à peu près plane, sans-détail anatomique, et une face postéro-supérieure, séparée de la première par la crête du rocher, prolongée en haut dans son tiers antérieur par un tentorium osseum (Grüber) quadrila- - latère, portion ossifiée de la tente du cervelet.

, Sur cette face postéro-supérieure, nous observons . de dedans en dehors, le trou auditif interne, et l’ori-

fice de laqueduc du vestibule ; à égale distance de l'un et de l’autre, à deux millimètres en haut et en dehors, l'orifice ovalaire de la fossa subarcuata.

Cet orifice à grande dimension dirigée de bas en haut et de dedans en dehors, a trois millimètres sur deux.

Il est formé en bas et en avant, par la partie du rocher qui correspond au toit du conduit auditif interne ; tout le reste de son pourtour est limité par la concavilé du canal semi-circulaire supérieur.

Pour faire connaître le plan de cet orifice, il nous suffira de dire que le canal semi-circulaire supérieur, forme avec le plan sagittal de l’animal, un angle ouvert en haut et en dehors d'environ 30 degrés, et avec l'horizontale un angle d'environ 60 degrés.

L'orifice est donc orienté en haut, en avant et en dedans.

Par cet orifice on pénètre dans une cavité oblongueo, irrégulière, dont le grand diamètre antéro-postérieur est d'environ huit, millimètres, la hauteur et la largeur de six à sept. ;

"+ Les parois de cette fossette sont partout formées “d os compact et mince.

La paroi antéro- interne, inexistante, est remplacée par l’orifice déjà décrit.

La paroi postéro-interne correspond à la partie la e plus externe de la face postéro-supérieure du rocher. Dans son épaisseur fait saillie'du côté de la cavité, le canal semi- JHTenlarEe postérieur, dont l'arc cireons-

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crit l’orifice d’une fossa secondaire, située en arrière de la première. ,

La face postéro-externe est directement en rapport avec l’exo-crâne, par l'intermédiaire d’une lame mince d'os compact. |

La face antéro-externe est en connexion avec la logette des osselets de l’ouïe.

Sur le plancher qui est en rapport avec le vestibule, on voit une saillie demi-circulaire s’évasant C'avant en arrière ; c'est le canal semi-circulaire horizontal ou externe (fig. 7).

Le toit est en rapport en avant avec la fosse cérébrale, mais surtout en arrière avec la fosse cérébelleuse. Dans son épaisseur se trouve un canal osseux qui livre passage au sinus pétrosquameux de Luchske ; ce canal se continue en avant et en arrière par une gouttière osseuse ; c’est l’aqueduc de Verga.

$ IV. CHEZ LES SINGES 1) Hapalidés,

Nous avons étudié successivement : Hapale penicillatus, E. Geoff., (1884-1159), Hapale jacchus L. (n° effacé), Hapale penicillatus, E. Geoff., (1876- 819), Makarina rosalia, (1893-46) L. | Au point de vue du rocher, il y à similitude complète. | ar

Nous décrirons H. penicillatus (fig. 8).

La crête du rocher est très accentuée dans le tiers moyen de l’os ; sans toutefois se prolonger en un vé-

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ritable tentorium ossum ; ellé accentue notablemeni la séparation entre fosse cérébrale et fosse cérébelleuse.

La face antéro-supérieure ne présente rien à signa- RES

La face postéro-supérieure est occupée par le. trou auditif interne, l’orifice de l’aqueduc du vestibule, et l’orifice de la fossa subarcuata.

Get orifice n’est plus comme chez les Lémuriens, orienté en haut, en avant, et en dedans, mais seulement en avant et en dedans. Autrement dit, le canal semi-circulaire qui le borde est franchement vertical.

Chez H. penicillatus, l’orifice de la fossa subarcuata est à peu près circulaire et a deux millimètres et demi de diamètre.

Il est bordé en bas par la partie du rocher qui surplombe le trou auditif interne ; en avant par la crête du rocher, très acentuée ; en haut et en arrière par le canal sémi-circulaire supérieur.

Par cet orifice, on pénètre dans une cavité sphérique dont les dimensions en tous sens sont d'environ cinq millimètres.

L’enfoncement cérébelleux, isolé des parties envi- ronnantes, offre |’ aspect d'une petite bulle d'os min- , Ce el compact, transparent, enchässée entre les trois canaux semi-circulaires.

La paroï antéro-interne, inexistante, est cle cée par l'orifice. *,

La paroi postéro- “interne. est. bordée en arrière par

le canal semi-circulaire postérieur qui lui sert de cadre.

La face postéro-externe n’est plus en rapport avec l'exo-crâne comme chez les Lémuriens, mais en est séparée par un millimètre et demi à {rois millimètres de substance spongieuse et de cellules aériennes.

La paroi antéro-externe est en rapport avec la lo-

gette des osselets, seulement en bas ; en haut elle correspond à la partie la plus externe de la face antérosupérieure du rocher.

Le toit est contigü de la paroi supérieure du rocher.

Le plancher, encadré par le canal semi-circulaire externe, est en rapport avec le vestibule dans sa parlie interne.

2) Les Cébidés,

On a classé les Cébidés en singes à queue peéndante et singes à queue prenante ; nous nous servirons de cette classification qui nous permet d'établir une. comparaison entre des animaux qui ont les uns une queue inactive, les autres, au contraire, une queue

capable de mouvements complexes et coordonnés.

Si nous nous souvenons que le flocculus qui habite la fossa chez ces animaux, a été considéré par Bolk (1) comme le centre de coordination des mouvements de la: queue, cette comparaison peut avoir

un certain intérêt, au point de vue de la capacité de

(x) Cité par André Thomas dans « la Fonction cérébelleuse »: à à [EE " us

ONE, chere la fossette dans les différents genres de singes du nouveau monde.

1) Singes à queue prenante.

GENRE MYCETES STENTOR (1853-363) E. Geoff.

D. occipito-frontal : neuf centimètres.

Fossa subarcuata petite, et peu profonde (trois millimètres).

Diamètre de lorifice : cinq millimètres.

Les rapports sont les suivants :

En haut, la fossa est en rapport avec la crête du rocher très accentuée et légèrement recourbée en arrière et surtout avec le canal supérieur.

En bas, avec le vestibule et le canal semi-circulaire externe.

En dehors, avec l’antre, et les cellules mastoïdiennes.

En avant, avec la face antéro-supérieure du rocher.

En dedans, se trouve son orifice.

En arrière, la fossa subarcuata est en contiguité avec le canal postérieur et la fosse cérébelleuse.

GENRE CEBUS.

Nous avons étudié le Cebus niger E. Geoff: (1914- 176), le Cebus subcristatus (A. 12.086) Gray: Les rap-

‘- ports et les dimensions de la fossa eubarcuata, sont les mêmes que chez Mycètes stentor.

GENRE ÂTELES.

Les rapports sont semblables à ceux des deux gen-

res précédents.

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