‹ Contribution à l'étude anatomique de la paralysie infantileChapitre 2 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'étude de la paralysie infantile a donné lieu, dans ces dernières années, à des discussions sans nombre. . Gette affection constitue-t-elle une entité nosogra- phique bien déterminée ; ou bien doit-elle, au contraire, n'être plus considérée que comme une variété de laffection aujourd’hai connue sous le nom de maladie de Heine-Médin ?

Les lésions qui la caractérisent sont-elles d'ordre parenchymateux ou interstitiel? Se localisent-elles toujours à la substance grise des cornes antérieures ? Autant de questions qui ont reçu les réponses les plus diverses et souvent les plus contradictoires. Sans doute, les recherches expérimentales ont fait faire un grand progrès à la poliomyélite antérieure aiguë; mais il plane, sur tout le sujet, une telle obscurité, due en grande partie à l'emploi défectueux de certaines dénominations que, sur les conseils de M. Babonneix, ancien chef de clinique des Mala-

dies infantiles à ia Faculté de Médecine, nous nous sommes décidée à apporter ici notre modeste contribution à l’histoire antomique de la paralysie infantile.

Dans un premier chapitre, nous exposons la conception ancienne de la paralysie infantile, telle qu’on la prouve encore dans la plupart des livres classiques.

Dans un second chapitre, nous rapportons avec tous les détails nécessaires quelques documents récents relatifs à la maladie de Heine-Médin. Notre troisième chapitre est consacré à la description de la poliomyélite antérieure aiguë expérimentale.

Munie de lous ces documents nous pouvons,dans un dernier chapitre, procéder à une critique d'ensemble, , et arriver ainsi à cette conclusion que s’il existeune indéniable parenté entre la paralysie infantile sporadique et la maladie de Heine-Médin ce n’est que par un véritable abus de langage que l’on a pu donner à la maladie de Heine-Médin le nom de paralysie infantile épidémique. |

Avant de terminer ces lignes, il nous reste un devoir bien agréable à remplir, celui de remercier M. le professeur Hutinel, qui a bien voulu nous faire l'honneur d’accepter la présidence de cette thèse.

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