‹ Contribution à l'étude anatomique des polygalacéesChapitre 13 sur 15 · IV. Balanhia du Guyaquil · texte numérisé non relu

IV. Balanhia du Guyaquil

C’est la variété la plus typique que j’ai examinée sur deux échantillons que je tiens de M. Holmes.

Dans la grosse racine, ce qui frappe d’abord, c’est la disposition des fibres libériennes. Ces fibres à parois très épaisses à ce point que leur cavité très réduite se voit à peine, sont groupées par faisceaux de quatre à huit, faisceaux disposés le long des rayons médullaires. C’est à cet alignement de faisceaux fibreux qu’on doit attribuer les raies noirâtres que M. Holmes a observées dans

1 écorce rouge-brun. On ne trouve pas de fibres isolées le même ordre les associe toujours. Les cellules du parenchyme corlical contiennent, avec l’amidon et la matière colorante, des crislau.v d’oxalale de chaux en mâcles. Les rayons médullaires sont à 1-2-3 rangées de cellules ; arrivés dans la zone libérienne tous ne suivent pas la direction radiale, mais certains d’entre eux s’écartent

en s’incurvant : celte disposition particulière s’observe plusieurs fois sur la même coupe transversale.

La zone ligneuse présente ceci de remarquable que les parois des fibres ligneuses sont considérablement épaissies ; elles sont pressées par rangées de trois ou de quatre entre les rayons médullaires. Rien de particulier à signaler quant au nombre et aux dimensions des vaisseaux du bois.

Fig. 14. — Coupe transversale d'une

GROSSE RACINE DE RaTANHIA DU

Guayaquil.

sub. assise subéreuse. — cr. cristaux d’oxalate de chaux. — p.c', parenchyme cortical secondaire. — lib‘.

liber secondaire. — f. l. fibres libériennes.— r. m. rayons médullaires.

— c. cambium. — i”. bois secondaire .

Il n’en est pas de même dans les petites racines, où les vaisseaux

du bois sont très largement ouverts, et c’est à eux qu’on peut

attribuer les petites élevures que M. Holmes a signalées ; c’est là le

trait caractéristique de celte racine qui diffère encore de la plus

grosse, par lui épaississement moindre de la paroi des fibres libériennes, ce qui tient probablement à l’àge moins avancé de celte racine.

Fig. 15. — Coupe tkansveusale d'une

PETITE UACINE DE KaTANHIA DU

Guayaquil.

sub. assise su«éreuse. — cr. cristaux d’oxalate de chaux, — p. c*. écorce secondaire. — lib'. liber secondaire.

f.l. libres libériennes. — r. m. rayon médullaire. — c. cambium. — bois secondaire.

De celte étude analomique comparée des Ratanhias, il ressort ceci :

1® Que le liber présente toujours des fibres.

2" Que CCS fibres sont disposées différemment selon les diverses sorsorles : la distinction est très remarquable quand on a successivement sous les yeux une coupe transversale de Ratanbia du Pérou, de R. du Para et de R. du Guayaquil ; fi" Que la moelle l'ait toujours défaut.

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