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(1) Ces iloeons disparaissent au bo a t de t/2 heure environ.
Les gommes d’ Anogeissus se dissolvent beaucoup moins vite que la gomme arabique. Celle dVl. latifolia , surtout, se gonfle énormément dans la proportion de 10 % et se dissout avec une excessive lenteur.
Les solutions obtenues sont un peu moins blanches que celles de gomme arabique. Celle dbl. latifolia est grisâtre; quant à celle dbt. pendilla , elle l’est davantage encore. Cependant il est certain qu’un triage et un lavage préalable de ces gommes (cela a lieu d’abord pour la gomme arabique) permettra d’obtenir des solutions aussi limpides qu’avec les gommes à' Acacia arabica. En effet, nous avons examiné le dépôt qui se fait dans les solutions de* gommes cj Anogeissus et nous avons constaté qu’il est exclusivement formé de débris ligneux au milieu desquels on distingue quelques grains d’amidon, de forme généralement octogonale, avec hile au centre. D’ailleurs, si l’on prend soin de choisir les morceaux et de les laver au préalable, comme cela est recommandé pour la gomme arabique, on obtient une solution aussi blanche, même supérieure à celle de la gomme arabique.
La solution doit être faite à froid, surtout pour la gomme dbl. latifolia ; car la chaleur la rend, en partie, insoluble.
Les solutions les plus visqueuses sont surtout celle dhi. latifolia.
De la série de réactions mentionnées dans nos deux tableaux ci-dessus nous avons pu tirer un procédé pour différencier entre elles les gommes arabique et Anogeissus.
Voici le mode opératoire :
1° Avec une solution à 5 %• — Si. dans 5 cm 3 environ d’une solution de gomme à 5 %, on ajoute 5 à 6 gouttes de sousacétate de plomb liquide, on obtient:
Avec la gomme arabique : précipité floconneux abondant (gomme arabique saturnine) ;
Avec la gomme d 'A. latifolia , léger trouble suivi d’opalescence et enfin flocons gélatineux ;
Avec la gomme d’A. pendilla , trouble blanc sans flocons.
2° Avec une solution à 10 °/0. — Ajouter 5 cm 3 d’alcool à 90° à 5 cm 3 environ d’une solution gommeuse à 10 %, on obtient alors :
Avec la gomme arabique, une fluorescence bleuâtre ;
Avec .4. pendilla , la solution reste telle ;
Avec .4. latifolia , il se forme des flocons gélatineux qui se rassemblent à la surface du liquide puis disparaissent au bout de 1/2 heure environ.
En collaboration avec M. Goris, (1) nous avons étudié la viscosité des solutions de gommes à' Anogeissus en nous inspirant du travail de Duclaux sur la tension superficielle des liquides.
Nous noussommes servi d’une pipette de 5 cin3, graduée à 15°, et donnant exactement G gouttes. Si on remplit la pipette d’un liquide quelconque, eau alcoolisée, solution de sucre, le nombre de gouttes variera avec la tension superficielle du liquide. La viscosité a été étudiée en enregistrant le nombre de secondes nécessaires à l’écoulement de 5 cm 3 de la solution. On prend pour unité le temps mis par la même quantité d’eau pour s’écouler.
La tension superficielle et la densité interviennent peu dans ces expériences, car elles, sont très voisines de celles de l’eau, si l'on prend la précaution de ne pas employer une solution supérieure au 1/25 ; la densité de nos solutions n’a jamais dépassé 1 ,020.
Le tableau suivant* nous permet de comparer la viscosité de ces gommes. — La pipette bien sèche est remplie plusieurs fois de solution gommeuse afin de bien mouiller toutes les parois ; après avoir rempli à nouveau la pipette et essuyé l’extérieur avec du coton hydrophile, on compte le nombre de secondes que met la solution gommeuse à s’écouler. Le temps est mesuré au moyen d’un chronomètre permettant d’apprécier le 1/5 de seconde et construit de telle façon qu’après chaque expérience on puisse ramener au 0 l’aiguille des secondes. Par une simple pression sur un ressort, on peut aussi arrêter l’aiguille dans sa course et effectuer alors facilement la lecture, (Voir tableau).
(1) A. Goris et Lefèvre, Sur une nouvelle gomme susceptible d’applications indust. et pharm., Bull. sc. pharm., 1904, t. X, p. 17.
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