‹ Contribution à l'étude anatopathologique des épithéliomas adamantinsChapitre 3 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les épithéliomas adamantins ne sont étudiés que depuis peu d'années. Leur connaissance date des mémoires de Malassez (1) sur l’existence des débris épithéliaux paradentaires et sur le rôle pathologique de ces débris. « Un des résultats intéressants, auquel nous a conduit cette longue analyse, dit Malassez en terminant son travail, résultat sur lequel je veux appeler l'attention, c'est l'existence de tout un groupe nouveau de néoformations épithéliales, groupe ayant pour type l’épithélium adamantin, comme d’autres ont pour type l’épithélium malpighien. Qu’elles soient uniquement d’origine paradentaire, ou parfois d’origine gingivale, qu'elles soient sous la forme de kystes ou de tumeurs solides, elles présentent une structure si spéciale et si caractéristique, qu'il y à vrai- ‘ment lieu d'ouvrir pour elles un chapitre spécial dans l’histoire des tumeurs. Ce sont elles, d’ailleurs, qui paraissent

(1) MarassEz, Sur l’existence de débris épithéliaux paradentaires (Arch. de Physiol., 1885). — Sur le rôle pathologique des débris épithéliaux paradentaires (Arch. de Physiol., 1885).

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constituer la majeure partie des tumeurs épithéliales du maxillaire ».

Depuis la publication de cet important travail, suivi de plusieurs mémoires à la Société de Biologie (4), ont paru de nouvelles observations d’Allgayer (2), d’Albarran (3), d'Audry (4), de Nasse (5), de Derujunsky (6), de Kruse (7) et de Pilliet (8) qui ont vérifié la plupart des faits avancés par Malassez.

Cependant les tumeurs adamantines ne sont encore que peu connues et c’est à peine si les traités d'anatomie pathologique et de pathologie externe en font mention.

Ayant eu l’occasion d'étudier un cas de ces singulières et assez rares tumeurs, nous croyons intéressant d'en donner la description, d'autant que ce cas renferme quelques faits nouveaux et contribue à compléter la série déjà connue des formations adamantines.

Cette description, par laquelle nous allons débuter, nous

(1) MALASSEZ, Soc. de Biologie, p. 417. Sur la structure du gubernaculum dentis, 1887.

Tbid., 1887, p. 668, 687 et 692, Discussion avec Magitot sur la pathogénie des kystes des mâchoires.

Tbid., 1889. Sur la pathogénie d’un kyste dit folliculaire.

(2) ALLGAYER, Epithelialgeschwülste des Unterkiefers, Beilrage zur klinischen Chirurgie. Tubingen, 1886, Band [l, p. 427.

(3) ALBARRAN, Epithélioma adamantin du sinus maxillaire (Soc. de biologie, 1887, p. 618 et 667). — Kystes des mâchoires (Revue de Chirurgie, 1888, p. 429 et 716).

(4) AuBry, Epithélioma oligokystique du maxillaire inférieur (Soc. de biologie, 1888).

(5) NassE, Cystome central paradentaire du maxillaire (Centralb. fur Chir., 1899).

(6) DERUJUNSKY, Ueber einen epithelialen Tumor in Unterkiefer (Epithélioma adamantinum) Wiener klinisehe Woschensch., 1890, no 40-41.

(7) Kruse, Sur le développement des tumeurs kystiques du maxillaire infé-rieur (Arch. f. pathol, Anat., CXXIV, p. 1).

(8) Prcirer et Sourraoux, Kyste mulliloculaire du maxillaire inférieur (Bullet. Soc. Anat., décembre 1892),

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permettra d'analyser avec plus de fruit les observations analogues à la nôtre, qui sont déjà connues.

Il ne nous restera ensuite qu'à tracer un tableau d’ensemble des néoformations pathologiques auxquelles on doit, croyons-nous, réserver le nom d'épithéliomas adamantins et à montrer la place qu'elles doivent occuper dans la classification à côté des tumeurs kystiques des maxillaires.

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