‹ Contribution à l'étude clinique de la grippe – grippe à déterminations méningéesChapitre 20 sur 36 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(Gommuniquée par le D' Perrenot).

Grippe avec accidents méningés secondaires. — Pneumonie du sommet droit, — Guérison.

Edmond, âgé de trois ans, père et mère en parfaite santé; le 24 décembre, l'enfant éprouve de la fièvre, un peu de catarrhe oculo-nasal avec éternuments et larmoiement, toux très légère. Rien à la percussion, ni à l’auscultation.

Le 25 décembre selles liquides et extrêmement fétides dans l'après-midi et pendant la nuit.

Le 26 décembre, état meilleur, fièvre modérée.

Le 27 décembre fièvre plus forte, petite toux sèche et fréquente ; à la percussion submatité au niveau de la fosse sus-épineuse droite; à l’auscultation souffle et bouffée de râles sous-crépitants fins, une pneumonie du sommet droit est déclarée.

2 janvier. — Chute de la fièvre et disparition presque complète de la pneumonie.

3 janvier. — Mauvaise nuit, très agitée; l'enfant pousse des cris, se plaint de la tête.

4 janvier. — Grande agitation, l'enfant se débat et crie dès qu'on veut le toucher, mais ne répond pas aux interrogations.

Le soir hallucination, déviation des yeux en haut et à droite, avec dilatation pupillaire sans inégalité, pas de photophobie, pas ” de strabisme, perte de la parole, l’impotence du bras gauche n’a pas été constatée.

5 janvier. — L'état s'améliore, l'agitation et les douleurs dispa raissent, mais l'enfant ne peut toujours pas parler. 7 janvier. — Tous les troubles cérébraux ont disparu, la parole

est revenue, l'enfant est calme et n’a pas la moindre fièvre.

D me

20 janvier. — Eruption post-grippale tardive dutype vésiculeux. I] s'est produit dans ces trois cas, une localisation cérébrale du poison grippal déterminant parallèlement des troubles cireulatoires, lesquels tenaient sous leur dépendance les symptômes cérébraux et méningés observés. Il parait difficile d’expliquerautrement que par des troubles de la circulation ces symptômes que leur disparition relativement rapide, empêche d'attribuer à la production de lésions matérielles irréparables telles que foyers d'encéphalite, plaques de méningite ou thromboses des sinus.

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