‹ Contribution à l'étude clinique des encéphalites de la coqueluche: à propos d'une observationChapitre 35 sur 40 · OBSERVATIONS DE MIKULOWSKI · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS DE MIKULOWSKI

1° Cas. — Encéphalite discrète cliniquement au cours d’une coqueluche chez un enfant syphilitique (« Arch. de Médecine des enfants », févr. 1932.)

Enfant de 2 ans admise à l'hôpital le 15 janvier 1931

pour état grave avec anasarque. Coqueluche l’année précédente.

À l’examen, enfant très consciente mais lasse. Anasarque.

Lexamen révèle toute la série des stigmates syphilitiques.

Le B. W. est franchement positif.

L'examen pulmonaire révèle de nombreux râles souscrépitants.

L'examen neurologique montre une hypotonie des muscles, du tronc et des membres ainsi que des mouvements oscillatoires d'amplitude variée dans les positions extrêmes des globes oculaires.

La démarche est titubante. Non soutenue, l'enfant tombe en arrière.

Ponction lombaire : liquide normal.

Le diagnostic était : Pneumonie coquelucheuse. Encéphalite coquelucheuse. Anémie. Syphilis congénitale.

Par la suite, les quintes deviennent typiques.

La guérison fut complète.

A ce propos, l’auteur insiste sur la possibilité de rechutes de coqueluche, l’existence d’encéphalites discrètes cliniquement. La syphilis, pour lui, ne paraît jouer qu’un rôle de sensibilisation.

Enfin, anatomo-pathologiquement, il rappelle que l’anatomie du cerveau des coquelucheux coïncide rarement avec les localisations. Elle enregistre le plus souvent, un œdème cérébral, qui est pour le cerveau d’un coquelucheux ce qu’une péribronchite est pour un poumon coquelucheux.

2° Cas rapporté par Mikulowskti.

(« Arch. de Médecine des Enfants », août 1933).

Encéphalite coquelucheuse coexistant avec la rougeole

Cet auteur rapporte là le cas d’une enfant de 4 ans qui présente une brusque perte de conscience avec convulsion, aphasie, excitation psychique, cyanose périphérique et signes méningés qui persistent pendant quelques semaines. Les signes méningés sont accompagnés d’une péribronchite apyrétique avec rares accès de toux coquelucheuse. Au cours de la convalescence, elle contracte une rougeole avec augmentation des accès de toux coquelucheuse, mais sans aggravation des signes nerveux. Guérison.

3° Cas. — Observation de Mikulowski.

(« Jahrb. f. Kinderheiïlk », mai 1929, p. 103).

Enfant de 2 ans qui, six semaines après une rougeole bénigne présente un brusque état comateux avec convulsions et vomissements. Liquide céphalo-rachidien normal. Kernig. B. W. et sérodiagnostic pour typhoïde négatifs

À peu près un mois après le début de ces accidents, apparition de quintes coquelucheuses et de signes pulmonaires typiques Guérison complète 6 semaines plus tard.

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