‹ Contribution à l'étude clinique des plaies de l'abdomen dans les postes de secours de bataillonChapitre 18 sur 18 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

[. — Le médecin de bataillon, dont le poste de secours se trouve ordinairement à 1 kilomètre environ des premières lignes, peut apporter quelques documents modestes à l'étude des plaies de l'abdomen.

IT. — Les signes de ces plaies, observés quelques minutes après la blessure, sont les suivants : contracture des muscles de l’abdomen ; accélération du pouls ; nausées et vomissements alimentaires; pâleur du facies. On peut observer quelquefois des éventrations avec hernie de l’intestin ou de l’épiploon. De tous ces signes, le plus important et le plus précoce est la contracture musculaire.

III, —— Les blessés de l’abdomen, pourvu qu’ils soient à l’abri des hombardements et qu’on puisse leur donner les soins que nécessite leur état, ne demandent pas à être évacués rapidement loim du champ de bataille. L'état moral, chez certains, attemt les plus hauts sommets de l’héroïsme,

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IV. — Cest sur la contracture musculaire prineipalement qu'est basé le diagnostic. Gelui-ei se présente ordinairement sous les trois formes suivantes :

a) La plaie de la paroi abdominale intéresse-t-elle ou non la cavité Dr et les organes qu’elle contient ?

b) Quels sont les organes s lésés nLéStEn grêle, & OS intestin, estomac, foie, rate, vessie ?

c) Une plaie de Pabdomen complique-t-elle une plaie de poitrine, une fracture de la colonne vertébrale, une plaie de la région fessière ? |

V. — Le pronostic peut déjà être fait au poste de secours. Naturellement 1l est toujours très grave. Mais il existe dès le début des signes favorables ou défavorables qui permettent de prévoir succès ou l’insuccès des laparotomies.

Les signes favorables sont :

Les plaies très latérales où le gros intestin seul est. touché TS | | Lu - |

Les fistules stercorales ;

L’accélération rapide du pouls.

L’intensité des douleurs abdominales ;

Les RorARses rectales.

VI. — Les tués par plaie AN restés sur “ champ de bataille, constituent une exception.

VII. —. Le traitement est simple au poste de secours. On panse le blessé, on évite de lui donner à boire; on fait quelques injections stimulantes ou cal

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de mantes, et on l’évacue le plus rapidement possible. Mais, malgré les progrès déjà réalisés; la mortalité des plaies de l’abdomen reste toujours considérable. Les blessés ne sont pas opérés assez tôt: il faudrait des postes avancés installés dans les lignes mêmes, , comme le montre l’histoire de l’ambulance 1/7 qui D fonctionna pendant plus de trois mois à 1 kilomètre de

4 l'ennemi.

\ Vu :

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, : Vu : TIXIER..

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