Diagnostic du degré de souffrance fœtale
S’il est assez facile de conclure à la souffrance fœtale, il est, par contre, bien difficile d’en déterminer le degré.
Les anciens auteurs, comme MAURICEAU, PORTAL, LEVRET, BAUDELOCQUE, accordaient une valeur pathognomonique à la présence ou à l’absence des battements funiculaires pour conclure à l’état de vie ou de mort du fœtus.
Cependant, le remarquable esprit critique de Mr° La CHAPELLE lui avait déjà fait pressentir cette erreur : « En effet, écrit-elle, s’il est indubitable qu’un cordon pulsant avec assez de force appartient à un enfant vivant, le contraire n’est pas aussi certain ».
Il faut arriver à BALARD, qui dit que l’absence de battements perceptibles n’est pas une preuve de mort du fœtus, et à PACHON qui, lui, en fournit l'explication par ses expériences sur Puniformisation du cours du sang sous l’influence d’une compression, pour savoir que le diagnostic du degré de souffrance fœtale ne doit plus être fait seulement sur des signes du cordon, mais sur un faisceau de facteurs, dont nous allons envisager les plus importants.
En premier lieu, l’auscultation des bruits du cœur montrera un assourdissement ou même une disparition de
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ceux-ci, une accélération ou un ralentissement ou quelque irrégularité, même en dehors des contractions.
La poche des eaux étant rompue, l’issue de méconium constituera un véritable signe d’alarme, ordonnant une décision très rapide, car il indique toujours une souffrance marquée et récente.
Pour estimer le degré de souffrance, il faudra aussi s’aider de signes secondaires, comme le moment où s’est produit la concidence, sa variété, sa situation par rapport au bassin, la présentation du fœtus et son volume.
En fait, c’est du bilan complet de cette dystocie que jaillira dans l’esprit de l’observateur l’estimation du degré de souffrance fœtale; mais, d’une façon générale, on devra faire bénéficier le fœtus du doute.