‹ Contribution à l'étude clinique du phényléthylbarbiturate de brucineChapitre 20 sur 37 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Mile G. Can, 40 ans, vient consulter pour fatigue générale accompagnée d’insomnie déjà ancienne, caractérisée par des réveils fréquents avec impossibilité de

prendre le moindre repos.

Son asthénie se traduit par un manque de volonté devant le travail; pour se promener, ce qui habituellement est un plaisir, devient pour elle une corvée.

On donne le phényléthylbarbiturate de brucine à la dose de deux pilules par jour, une le matin, une le soir. Ce traitement est suivi une dizaine de jours. L'action thérapeutique est excellente, la malade avoue que depuis vingt ans elle n’avait pu dormir normalement et que maintenant son sommeil est bon. Il n’est plus coupé par des réveils, ni troublé par des cauchemars.

Elle trouve plus de fermeté morale pour surmonter sa fatigue.

Pendant le traitement, elle a eu l’impression de prendre un somnifère, sans cependant en éprouver le moin-

dre ennui.

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