CAMES
Conclusions
1° L’asthénie s'accompagne souvent de nervosisme exagéré et, pour lutter contre cet état de faiblesse irritable, les thérapeutes prescrivent parfois des mélanges
médicamenteux où figurent des toniques et des sédatifs.
2° Le phényléthylbarbiturate de brucine, corps chimique défini, paraît capable, par sa constitution, de procurer à lui seul le double résultat que nécessite le
traitement de l’asthénie avec hyper-excitabilité nerveuse.
3° Ce corps nouveau a pour caractéristique pharmacodynamique d’être, à dose égale d’alcaloïde, deux fois et demi moins toxique que la brucine, qui elle-même est vingt fois moins toxique que la strychnine; le produit a un pouvoir convulsivant faible et il n’est pas curari-
sant.
4° Chez les sujets en état de faiblesse irritable, il exerce une action dynamogénique et apaisante. Dans certains cas, il paraît se comporter comme analgésique; cette particularité, déjà signalée pour la brucine, mérite des recherches complémentaires.
5° Le phényléthylbarbiturate de brucine s’administre à la dose quotidienne de 3 à 6 centigrammes, en trois prises, avant les repas. Cette posologie, même largement dépassée, ne fait courir au malade aucun risque de Strychnisme.
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