‹ Contribution à l'étude comparative des Résultats immédiats et éloignés de la Cholécystostomie et de la Cholécystectomie dans la lithiasie biliaireChapitre 7 sur 104 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les premières cholécystostomies ont été effectuées le 15 juin 1867 par BoBss, qui croyait trouver un kyste de l'ovaire, et le 18 avril 1878 par Marion Sims, qui crée le térnre de cholécystotomie ; c'est l’année suivante, en 1879, que paraît la première observation de Lawsox Tarr, qui vulgarisera l'opération précédente en un temps et lui donnera son nom de cholécystostomie.

La première cholécystectomie, suivie d’un plein succès opératoire, est due au chirurgien allemand LANGEN- Bucn, le 15 juillet 1882.

La plupart des autres interventions contre la lithiase biliaire datent de la même époque : cholécystéentérostomie, par Von Winivarter, en 1881 ; cholécystotomie idéale (ou cystendyse), maintenant abandonnée, en janvier 1883, par Mérénrri ; cholédocotomie, par Kummer, ën 1884 ; cholécystogastrostomie, en 1892, à Vienne, par

Wicrorr et ANGEÉLBERGER.

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Mais des interventions dirigées contre la vésicule lithiasique, deux seulemerit ont résisté à un demi-siècle de chirurgie biliaire ; la cholécystostomie et la cholécystectomie. Ce sont les résultats comparés immédiats et éloignés de ces deux opérations que nous étudierons au cours de ce travail. 3 ‘ Au début, malgré l'impulsion donnée par LANGENBUCH à la cholécystectomie, qu'il considérait comme la seule intervention rationnelle, enlevant à la fois « les pierres et la carrière », l’ensemble des chirurgiens s’en tint à la technique plus prudente de la cholécystostomie.

Puis, vers 1908, notamment après les rapports de DELAGENIÈRE et Gosser d'une part, de KExr de l’autre, l'opinion se dessine davantage en faveur de la cholécystectomie. Les indications de cetle dernière opération se sont étendues peu à peu, atteignant même les formes suppurées aiguës, gangréneuses, les formes compliquées de péricholécystite suppurée ; on a voulu rapprocher à l'extrême le traitement de la cholécystite de celui de l’appendicite ; et actuellement la cholécystostomie ne vit plus que des contre-indications de la cholécystectomie.

Pourtant, il nous à semblé que la progression de l’intervention radicale avait marqué, ces dernières années, un temps d'arrêt.

Nous connaissons mieux, avec les méthodes récentes, la physiologie de la vésicule et des voies biliaires. Et les statistiques qui isolent les résultats de la cholécystostomie, nous ont montré, en général, qu'elle avait une

mortalité immédiate relativement faible, parce que sim-

el

ple et rapide, et susceptible d'être exécutée sous anes-

thésie locale, et des résultats éloignés égaux — voire supérieurs — à la cholécystectomie. Malgré les risques

de fistule, de récidive ou cancérisation, c’est une Opération souvent suffisante et qui a, en cas de réintervention, l'avantage de réserver l'avenir. Nous n'avons pas d'ailleurs l'intention de changer quoi que ce soit aux règles établies en chirurgie biliaire, chirurgie difficile où l'expérience et l’habileté de l’opérateur primeront tou- Jours les données théoriques. Nous voulons seulement apporter notre pierre à l'édifice commun, et plaider un peu en faveur de la sœur pauvre de la cholécystectomie.

:D'innombrables travaux ont précédé le nôtre sur ce

vaste sujet et il serait présomptueux de notre part de les

vouloir citer tous. Il nous faut pourtant mentionner

CALOT, qui, dans sa thèse De la cholécystectomie (Paris,

1890-1891), en réunit 76 observations françaises et étran-

sères, dont les premières de LANGENBUCH, de KOCHER et

de TERRIER.

En France, la chirurgie biliaire a. été illustrée par TERRIER, QUÉNU, LesaRs, TUFFIER, HARTMANN, DELBET, JABouLayx, LECÈNE, Gosser, ScawarTz, Mocquor, COoTTE, VizLarRD. Nous rappellerons aussi les travaux des auteurs anglo-saxons et leurs imposantes statistiques : en Allemagne, Kenr, Kocuër, KôniG, RiEper, CzerNy, XORTE,

Kummerz, etc... ; en Angleterre, Mayo RoBson, MoyniIHAN ;

‘aux États-Unis, des frères Mayo (Rochester). Mais, dans

les stastistiques de ces auteurs, on considère trop souvent les résultats globaux et immédiats, sans séparer les deux ordres d'intervention qui nous intéressent, et sans suivre

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ni analyser les résultats éloignés. Sans avoir l'ampleur des travaux étrangers pour le nombre des cas, nous me pouvons passer sous silence les deux statistiques d'Hamr- MANN avec P£rrr-Duratiias et Urricx sur les suites éloïgnées de la cholécystectomie (100 cas) et de la cholédocotomie (62 cas).

Les observations dont nous avons tiré lles éléments de ce travail ont trait à des malades de ville où d'hôpital (hôpital Saint-Joseph) de notre maître le Docteur Lreu- RÉT, que nous ne saurions trop remercier pour l’aïde qu'il nous ‘a apportée ‘das l'élaboration de ‘cette thèse.

Nous n'avons rétenu que des observations de cholécystostomie où de cholécystectomie pour lithiase biliaire, et datant d'au moins ‘un an. Nous avons fait d’ailleurs rentrer dans les premières ‘quelques cholécystectomies partielles ét dans les secondes quelques. ‘cholédocotomies avec cholécystectomie complémentaire. Notre enquête à poïté sur 128 Hithiasiques opérés durant ne ‘période de près de 19 années (du mois d'août 1909 au mois d'avril 1928).

Sur ces 128 opérés, mots en avons swivi ou retrouvé J00, soit 34 cholécystostomisés (sur 46) «et 68 cholécystectomisés (sur 82). Peux de ces derniers opérés sont des cholécystectomies secondaires à des cholécystostomies, Pour l'appréciation ‘de ces résuiltats éloignés, nous avons

eu recours soit à un questionnaire détaillé que remplis-

sait l’opéré, soit, toutes les fois qu'il a été possible de

répondre à notre convocation, à l’imlerrogatotre ‘direct, à l'examen clinique où même ‘radiologique.

Avant d'aborder l'étude des résultats comparés ‘de ces

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