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Georges Lakhovsky, traitant ce sujet dans son ouvrage « La Science et le Bonheur ».
« On sait que les cellules se reproduisent généralement par karyokinèse, c’est-à-dire grâce à une succession de processus, au cours desquels les différents éléments de la cellule s’ordonnent, s’assemblent et se séparent, se divisent et se soudent.
Un fait domine tous les autres pendant la division cellulaire. Quel que soit le processus de la division — et il en existe des millions — on observe toujours la présence de champs de forces dans la substance cellulaire. Ces champs apparaissent nettement au microscope sous la forme d’une sorte de matérialisation des lignes de forces ou de tubes de forces, tels que ceux que Faraday a mis en évidence dans les spectres électriques et magnétiques.
Je suis convaincu qu’il ne s’agit pas là d’une simple hypothèse ? Chaque fois que l’on observe une telle figure particulièrement avec des éléments infiniments petits comme le sont les éléments cellulaires, on peut affirmer qu’on est en présence d’un champ de forces électriques magnétiques ou électromagnétiques. Il est évident que la petitesse extrême du circuit cellulaire rend l'analyse de ce champ des plus délicates. Cependant, avant même de reconnaître sa nature exacte, il est facile de mettre en évidence les pôles, qui sont les deux astéries prenant naissance dans le protoplasma et d’où rayonnent les lignes de forces.
Selon le mode de reproduction, certains éléments du champ apparaissent mieux que d’autres et l’on peut mieux suivre telle ou telle phase de
ce phénomène électromagnétique de la division cellullaire:
La figure 13 montre, d’après Flemming, le processus de la division cellulaire homéotype. En A. le filament de. la cellule se relâche, envahit le protoplasma et, fait Capital, oriente ses circuits perpendiculairement à l’axe de la cellule. Cet axe, qui
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et les lettres N et $S ont été rajoutécs
ming. Les signes + et par l’auteur.
paraît doué de propriétés magnétiques, coïncide précisément avec l’axe de la bobine ainsi constituée par l'orientation des spires dans des plans perpendiculaires à cet axe commun.
En B, le filament fragmenté se rassemble dans le plan médian perpendiculaire à l’axe de la cel-
lule et qu’on nomme plan équatorial. Ces fragments paraissent attirés électriquement par des masses de matière protoplasmique groupées au milieu de l’axe. Il est probable que ces masses sont chargées d’une électricité d’un certain signe (+) et les filaments fragmentés, chargés par induction d'électricité de signe contraire (—).
A ce moment, on observe deux phénomènes dont l’ordre peut être interverti : la division longitudinale des filaments et la concentration des masses polarisées en deux astéries, qui constituent comme les pôles de l’axe de la cellule. À mesure que se forment ces astéries, les fragments des filaments dédoublés sont attirés respectivement par l’une et l’autre astéries, comme on l’observe de C à F sur la figure.
Ainsi les différents éléments de la substance cellulaire sont divisés, dédoublés, orientés par attraction et répulsion électriques et magnétiques de manière à reconstituer finalement deux cellules-filles dont la constitution est identique à celle de la cellule mère.
La figure 14 représente, toujours d’après Flemming, le schéma de la division cellulaire hétérotype, dont les phases diffèrent sensiblement de celles de la figure précédente. Néanmoins on peut suivre sur ces phases les diverses réactions électromagnétiques.
En somme, certaines figures analogues aux spectres magnétiques apparaissent très clairement dans la division cellulaire.
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La figure 15 montre, d’après Henneguy, la cinauième phase de la division d’une cellule d’un ger-
Fig. 14. — Schéma de la division cellulaire hétérotype, d’après Flemming. Les signes + et — et les lettres N et S ont été rajoutées par l’auteur.
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