IV. — ANILASTUS VULGARIS BRISCHKE
Malgré son nom, cette espèce est beaucoup moins commune que l'A. ebeninus; sauf erreur, elle n’était pas encore connue en France: elle serait très fréquente en Autriche et dans certaines parties de l’Allemagne.
Nous n’avons obtenu que quelques individus de cette espèce au cours de l’automne 1924, les uns de P. brassicæ, les autres de P. rapæ, dans la région de Saint-Genis-Laval. L’A. vulgaris est très voisin de VA. ebeninus; il est assez difficile de séparer ces deux espèces, ce qui explique que la première n’ait pas encore été signaéle comme hôte de la Piéride du Chou. D’après SCHMIEDEKNECHT, les différences entre ces deux Anilastus sont les suivantes : :
A. ebeninus A. vulgaris
Antennes courtes et épaisses dépassant peu le bout du thorax.
Aréole pétiolée recevant la nervure récurrente après le milieu.
Griffes pectinées.
Palpes et mandibules rougeûtres.
de l’abdomen.
Tarière plus courte que le pétiole
Antennes minces, plus longues que la moitié du corps.
Aréole pétiolée avec la nervure récurrente insérée au milieu environ.
Griffes non pectinées.
Farière de la longueur environ du premier segment abdominal.
Palpes et mandibules jaunes, ‘ f
SCHMIEDEKNECHT les place chacun dans des « groupes d'espèces » différentes, caractérisés l’un par les antennes courtes et épaisses, l’autre par les antennes plus longues et plus minces. « C’est là une affaire d'appréciation, nous écrit M. FERRIÈRE; cn général les 39 espèces d’Anilastus connues sont difficiles à distinguer nettement, et le vulgaris et l’ebeninus ont dû être généralement confondus. »
Les individus que nous avons élevés sont sortis de cocons tout à fait semblables à ceux de l’ebeninus. La biologie de cette espèce est vraisemblablement calquée sur celle de sa voisine.
L’A. vulgaris ne joue aucun rôle appréciable dans la limitation des multiplications des chenilles de la Piéride du Chou, dans la région lyonnaise. :
ressant.