‹ Contribution à l'étude d'une forme spéciale de vomissements nerveuxChapitre 7 sur 18 · PAR · texte numérisé non relu

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de plus en plus, et en est arrivée à rejeter tout ce qu'elle mange, et cela dans les dix ou vingt minutes qui suivent l’ingestion.

Jamais d’hématémèse.

Le ventre n’est pas douloureux. Pas d’ovaralgie. Pas de clapotage ni de tympanisme stomacal,

On ne trouve ni hémianesthésie, ni zones d’anesthésie.

Les urines ne contiennent pas d’albumine.

La malade sort guérie de l'hôpital le 11 mars.

Le 18 décembre 1892, la malade rentre dans le service, présentant des vomissements analogues à ceux qu’elle avait lors de sun premier séjour,

Elle était sortie complètement guérie, et pendant plus d’un an, elle n’a pas eu une seule fois de vomissements. Ils ont apparu de nouveau il y a seulement trois semaines, sans cause apparente. Depuis deux ou trois jours, elle souffrait déjà de l’estomac après chaque repas, puis subitement elle s’est mise à vomir immédiatement après avoir mangé, et depuis cette époque les vomissements ont persisté,

Le matin, à jeun, dès qu’elle se réveille elle éprouve de vives douleurs dans la région épigastrique, les douleurs persistent jusqu’à ce qu’elle ait fait son premier repas. À ce moment elle vomit, et, dès qu’elle a vomi les douleurs cessent. Elles reparaissent après le repas de midi et durent jusqu’à ce qu’elle ait vomi de nouveau. Il en est de même après le repas du soir.

Les vomissements surviénnent le plus souvent immédiatement après le repas ; parfois même ils l’obligent à l’interrompre. Plus rarement ils n’ont lieu que dix minutes ou un quart d'heure après, ct, dans ce cas, il persiste une sensation de constriction qui ne disparait que lorsque l'estomac a évacué tout son contenu.

Généralement la malade vomit en plusieurs fois, à quelques minutes d'intervalle, jusqu’à dix fois, pendant l’espace d’une demiheure.

Les vomissements se produisent sans nausées et sans efforts. Toutefois la malade est prévenue en général de l’imminence de leur production par la sensation des aliments remontant le long

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de l'œsophage et redescendant dans l’estomac à plusieurs reprises avant d’être expulsés définitivement.

Les vomissements surviennent quels que soient les aliments ingérés. Les liquides semblent même plus rapidement et plus complètement rejetés.

Dans l'intervalle des repas, les douleurs font à peu près complétement défaut.

Jamais d'hématémèse ni de melœna.

Depuis le retour des vomissements, constipation habituelle.

La malade n’a pas un caractère nerveux; elle n’a jamais pris de crises convulsives.

Elle n’est pas notablement amaigrie, La pression au niveau de l'estomac réveille une douleur assez vive, Pas de clapotage.

La pression de l’ovaire ne provoque pas la sensation de boule.

La sensibilité, la motilité sont normales,

Les réflexes cornéens et pharyngiens sont normaux.

Le champ visuel paraît rétréci.

Au cœur, léger souffle systolique à la pointe, doux, inconstant.

Rien aux poumons.

Urine sans albumine,

Température, 3728.

Comme traitement on lui donne successivement de l’acide chlorhydrique, de l’oxalate de cérium, des gouttes roses de Magendie, de la teinture d’iode. Tous ces médicaments échouent.

On essaie le nitrate d'argent, les vomissements diminuent ; puis, quatre ou cinq jours après disparaissent brusquement.

La malade quitte l'hôpital le 9 janvier 1893 ; elle est tout à fait guérie.

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