‹ Contribution à l'étude d'une forme spéciale de vomissements nerveuxChapitre 9 sur 18 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Due à l’obligeance de M. le D' Weill.)

L..., Jean, âgé de trente-trois ans, exerce la profession de mécanicien. ÿ

Son père est mort d'affection inconnue.

Sa mère est morte en couches. IL n’a ni frères ni sœurs.

Dans ses antécédents personnels, ou relève une fièvre typhoïde, il y a quatre ans, au mois de janvier 1886.

Pendant un séjour aux colonies, il eut un accès de malaria.

Il y a deux ans et demi, il eut une attaque de rhumatisme articulaire aigu, ayant frappé les deux genoux et la hanche droite, et n'ayant été suivie d'aucune complication.

Le 19 juin 1860, le malade rentre à la salle Saint-Jean, pour une nouvelle attaque de rhumatisme. Les deux genoux sont pris ainsi que la hanche gauche.

On le traite par l’antipyrine.

7 Le 1°" novembre, étant encore à l’hôpital, le malade qui ne se ressent plus de son rhumatisme, est pris d’une douleur constrictive à l’épigastre et dans les deux hypocondres, Cette douleur est continue, augmente après l’ingestion des aliments, et détermine au bout d'un quart d'heure des vomissements qui ne sont pas accompagnés de nausées. Le maladese plaint aussi d'une lourdeur de tête qui apparaît surtout 'après les repas,

On trouve un point épigastrique douloureux à la pression.

Après un repas d’épreuve composé d’eau, d’un morceau de pain et d'un œuf, on retire un liquide légèrement acide, sans HCI libre et donnant un résultat négatif pour la digestion artificielle.

On donne au malade VIII gouttes de teinture d’iode; puis deux jours après, de la glace qui procure au malade un mieux sensible.

Trois jours après, à la suite de l'administration de XV gouttes de H C1 d’iode, le malade a senti comme un poids sur l'estomac, mais il n’a pas vomi.

Le 29 novembre, un nouvel examen des vomissements montre qu’il n’y a point d’H Cl libre. La digestion artificielle donne également un résultat nul.

Le 11 décembre, le malade sort tout à fait guéri.

OBSsERVATION IV

(Thèse de Tisserand.)

La jeune N..., Louise, âgée de dix-huit ans,, couturière, n’a pas d’antécédents héréditaires. Son père est un ouvrier rangé; il a été atteint, trois ans auparavant de congestion pulmonaire. Sa mère jouit d'une bonre santé générale; elle se plaint pourtant quelquefois de migraine accompagnée de névralgie faciale.

Dans son enfance notre malade eut la rougeole et la varicelle, plus tard une bronchite. Réglée à l’âge de treize ans, elle a toujours joui d’une bonne santé depuis lors. Pourtant son caractère est impressionnable et émolif, elle a le teint pâle des ouvrières parisiennes menant une vie trop sédentaire, et PE constate un léger souffle anémique à la base du cœur.

16 octobre 1890. — Le père de la malade, rentrant de son travail est, contre son habitude, pris de boisson, Il menace sa femme et sa fille, leur fait une scène violente. On se met à table, la jeune fille peu habituée à ces violences, n'a pas d’appétit, Sur les instances de sa mère, elle consent néanmoins à prendre part au repas. Mais aussitôt le diner terminé, elle est prise de nausées, et rend tout ce qu’elle a ingéré.

Le lendemain et les jours suivants les Vomissements continuent, et la malade, très affaiblie, se décide à à entrer à l'hôpital.

Les vomissements ne sont pas accompagnés de douleurs; ils ont

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