E. — INFLUENCE DE L'ORIGINE DE LA CELLULOSE SUR SA TURGESCENCE
M. R. Guyot (78) a étudié le gonflement du coton brut et du coton blanchi après mercerisation par un contact de 5 minutes avec des lessives sodiques de concentration croissante. Les fibres sont ensuite rincées à l’eau et le gonflement est déterminé après centrifugation. Les résultats suivants furent obtenus :
Titre Gonflement % Gonflement %
de la solution \ sodique mercerisante du coton blanchi du coton brut
(Témoin) 38,8
Sur de la soie viscose, le maxinium de gonflement provoquant la dispersion colloïdale est provoqué par une lessive voisine de 3 N; on peut déduire :
38 VISCOSE DE CELLULOSE
1) Dans une lessive sodique quelconque le coton brut gonfle moins que le coton blanchi. |
2) Plus une fibre a été traitée chimiquement, moins elle réclame une lessive forte pour passer par son maximum de gonflement.
Nous avons vu, en étudiant l'influence de la température de trempage sur la turgescence de la pâte de bois, que dans les mêmes conditions de traitement le gonflement % à l’eau des principales fibres varie avec les origines différentes.
M. Weltzien (79) reconnaît de même que le gonflement est d’autant moins prononcé que la cellulose a été moins modifiée antérieurement ; c’est la raison pour laquelle des celluloses natives exigent pour leur alcalinisation des solutions alcalines plus concentrées que des celluloses déjà traitées.
M. Th. Lieser (80) dit que pour transformer une cellulose native en alcali de cellulose, il est nécessaire d'employer une lessive d’environ 5 N, la concentration pouvant être moindre pour les lignocelluloses, les celluloses régénérées et pour les soies artificielles qui se transforment déjà avec de la soude normale.
MM. Lottermoser et Radestock (81) démontrèrent expérimentalement que plus une cellulose industrielle a été broyée finement lors de sa préparation, plus elle gonfle dans les solutions alcalines.
F.— INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE DE CONDITIONNEMENT SUR LA TURGESCENCE DE LA PATE DE BOIS
Des échantillons de pâte de bois sont chauffés pendant quatre-vingt-seize heures environ à diverses températures, puis mercerisés par un trempage de 15 minutes à 20° dans une lessive à 20 % de teneur en hydroxyde de sodium.
La recherche des indices de gonflement donne les résultats suivants :
VISCOSE DE CELLULOSE 39
Température du chauffage préalable
En déduction, l'élévation de la température du conditionnement diminue la turgescence; un phénomène analogue a été observé par M. R. Guyot (82) par gonflement, dans l’eau, de soie chauffée préalablement à diverses températures, pendant quarante-huit heures.
Température du ne préalable Mort 259 S1;2 57e 79,5 78° 78,7 102° 74,1 170 67,3 143° 62,0
MM. Lottermoser et Radestock (83) affirment de même que des celluloses chauffées à une température de 100° subissent pour le moins des changements physiques entraînant une diminution du gonflement.
G. — INFLUENCE DE LA DURÉE DE CONDITIONNEMENT DE LA PATE DE BOIS SUR SA TURGESCENCE
Des échantillons de pâte de bois chauffés pendant des temps différents, à 50°, sont ensuite mercerisés par un trempage de
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30 minutes, à 20°, dans une lessive à 20 % de teneur en NaOH puis l’indice de gonflement est recherché.
Durée du chauffage préalable Indice de gonflement
0 heure 97,0 10 heures 96,9 95,3 94,0 02,7 91,1 89,3 88,1
L'augmentation de la durée de conditionnement diminue donc l'indice de gonflement.
M. R. Guyot (84) trouve de même que de la soie chauffée pendant des temps variables à 105° C gonfle de moins en moins quand le chauffage préalable a été de plus en plus prolongé.
Durée du chauffage préalable Gonflement %
0 heure 81,5
8 heures 79,8