Principe
Le faisceau de rayons X, après s'être « réfléchi » sur la lame cristalline du monochromateur, traverse deux chambres d’ionisation entre lesquelles est intercalé l’absorbant à examiner. Les tensions appliquées aux deux chambres d'’ionisation sont de signes opposés, afin que les courants d’ionisation soient de sens inverse.
La chambre qui reçoit le faisceau directement à la sortie du monôchromateur est peu sensible et sa sensibilité est d’ailleurs réglable; l’autre, celle qui reçoit le faisceau affaibli, est au contraire très sensible (remplie d’air ou d’argon).
Pour une sensibilité donnée de la chambre réglable, il existe un absorbant tel que le rapport des intensités X, avant et après absorption, provoque dans les deux chambres des courants d’ionisation égaux et de sens contraires. Le courant résultant de ces deux courants d’ionisation passe dans une grande résistance et la différence de potentiel aux bornes de cette résistance est mesurée au moyen d’une lampe électromètre et d’un amplificateur à courant continu. ;
Aïnsi, quand les deux chambres sont équilibrées, la différence de potentiel aux bornes de la résistance
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est nulle, et le galvanomètre ne dévie pas quand on intercepte le faisceau de rayons X.
La figure 9 représente une vue d’ensemble de l'appareil.
Fig. 9. — 1, tube à rayons X; 2, monochromateur: 3, fentes; 4, chambre réglable; 5, échantillon; 6, chambre fixe; 7, amplificateur; 8, galvanomètre; 9, échelle du galvanomètre ; 10, accus 10 V; 11, accus 400 V; 12, générateur H.T,