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Étalons d'absorption

On ne peut se contenter de repérer la position de la vis micrométrique de réglage de la sensibilité de la première chambre pour en déduire l’absorption, car la grande différence de sensibilité des deux chambres fait que l’appareil est très sensible aux variations de conditions de l’expérience, notamment de la température.

En effet, nous avons vu par la formule (Il-r), que le courant dans une chambre d’ionisation est proportionnel au nombre d’ions formés par seconde et par centimètre cube, donc, en dernière analyse, de la température et de la pression régnant dans la chambre. On doit donc, d’une part, opérer à température constante pendant la mesure, ce qui est très aisé, étant donné le temps très bref nécessaire à celle-ci. D’autre part, on comparera l’absorption à celle d’écrans étalons. On encadre l'absorption due à l’échantillon entre celles dues à deux écrans étalons et on interpôle graphiquement pour trouver l’absorption vraie.

L'étalonnage des écrans a été une partie importante de notre travail. Nous avons utilisé, pour ce faire, une méthode employée pour l’étalonnage des boîtes de poids, ce qui pe met d’avoir de nombreux recoupements et de comparer les divers écrans à un écran étalon initial. Nous avons pris, pour celui-ci, un écran d'aluminium extra pur,

laminé avec précision ( et :dont l'épaisseur constante sur toute la surface soumise au rayonnement X à 0,5 p près, avait été très soigneusement mesurée :

æ = 0,04990 cm.

Sa densité est p = 2,700

(Ces deux mesures ont été faites au service des étalons du Laboratoire d’Essais). Nous avons pris, pour coefficient d’absorption de l'aluminium, le nombre donné par Allen,

Ba = 49,0

pour la longueur d’onde caractéristique Ka du cuivre À = 1,54 À). Ceci donne donc, pour cet écran, une ) P

absorption upæ —6;6018.

Comme écrans secondaires, nous avons utilisé des écrans formés de plusieurs couches de cellophane d'environ o,1 mm d'épaisseur. Nous avons constitué la série suivante :

(t1); (2), (3), (20) (21); (22); Go); G); (oo), (ro), (102), (20) et un écran que nous appelons A et qui contient 30 épaisseurs de cellophane. Nous définissons arbitrairement une cellophane comme :/3o° de cet écran, et nous affectons à chacun des écrans ci-dessus un nombre n représentant ainsi son épaisseur, ou mieux son absorption. Avec ces écrans, nous avons constitué les combinaisons indiquées au Tableau II où Z(10) représente les écrans

et 2(5) les écrans

(21) + (22) + (ui).

Avant et après chacune des mesures correspondant à l’une de ces combinaisons d'écrans, nous avons repéré l’absorption de l’écran À et de la combinaison A +(1,); par interpolation des positions N de la vis pour ces deux mesures et pour la mesure de la combinaison envisagée (fig. 138), nous avons déduit la valeur de n lui correspondant, qui est indiquée dans le Tableau II.

De ce système d'équations, on tire les valeurs de n correspondant à chaque écran indiquées au Tableau III.

(:) Nous tenons à remercier ici la Compagnie des Compteurs qui a bien voulu laminer spécialement pour nous une série de plaquettes d'aluminium d’épaisseurs diverses.

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