POSITION DU PROBLÈME ET PLAN DU TRAVAIL
Il est actuellement démontré que l'urine de sujets normaux renferme de façon constante de petites quantités de corps cétoniques : (acide B-hydroxybutyrique, acide acétylacétique, acétone). Quel est l’ordre de grandeur de cette acétonurie physiologique, quelle est sa signification? Le présent travail est une contribution à la solution de ces deux ques-
tions.
Comme on peut le concevoir à priori, le choix de la méthode de dosage employée a une importance décisive dans la détermination de cette excrétion. Le taux très faible d'élimination impose une méthode essentiellement sensible et spécifique.
Nous serons ainsi amenés à discuter, dans une première partie, les méthodes de dosage de l’acétone de ce double point de vue. Ayant adopté une méthode satisfaisant à ces conditions, nous l’utiliserons pour une étude statistique de l'acétonurie physiologique de l'homme sain, essayant de voir si l'habitant de nos régions, jamais étudié encore à ce point de vue, diffère de ceux des contrées où des recherches de ce genre ont déjà été faites; ce sera
la deuxième partie de notre travail.
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Enfin, dans une troisième partie, nous essaierons d'expliquer comment les conceptions actuelles du .métabolisme intermédiaire rendent compte de cette acétonurie physiologique. De nouvelles notions se sont, en effet, introduites ces dernières années, touchant à la fois au métabolisme des lipides et au métabolisme des glucides. L'interprétation de l'acétonurie physiologique n'est peut-être plus aussi simple qu'à l'époque où la théorie de la B-oxydation
régnait seule.
Telles sont les questions que nous nous sommes posées, et tel est le plan d'étude que nous avons
adopté pour ce travail sur l'acétonurie physiolo-
gique.
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