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MÉCANISME DE L'ACIDITÉ URINAIRE

La sécrétion urinaire remplit une double fonction vis-à-vis de l'organisme :

1° Elle joue tout d’abord un ROLE D'ÉLIMINATION DES DÉCHETS alimentaires. Des trois classes d'aliments organiques : albumines, graisses et hydrates de carbone, les deux dernières ne donnent, comme produits ultimes, que du CO? et de l’eau, tandis que les albumines fournissent du CO?, de l’eau et dé déchets azolés tels que urée, ammoniaque, créatinine.

Or, le CO? est éliminé en grande partie par la voie pulmonaire. Il en passe cependant dans les urines où on le trouve surtout à l’état libre dans une urine normalement acide, intervenant ainsi dans la réaction de l'urine, Quant aux déchets azotés, ils passent en totalité dans l'urine et il faut retenir la présence de l’ammoniaque qui neutralise dans une certaine mesure l'acidité urinaire,

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20 Outre cette fonction d'élimination, l’urine joue un rôle essentiel dans le MAINTIEN DE LA RÉACTION DU SANG dont l’alcalinité doit rester rigoureusement fixe ainsi que nous le verrons. L’urine doit donc débarrasser l’organisme des substances acides de provenance alimentaire, qui, en excès, modifieraient l’état du milieu intérieur. — et des constituants normaux du sang dont La quantité dépasse le taux physiologique.

e FACTEURS DE L’ACIDITÉ URINAIRE.

Les agents principaux de la réaction de l'urine sont les phosphates mono et bibasiques qui interviennent surtout sous forme de phosphates sodiques.

Or, le phosphate disodique (PO# Na? H) est nettement alcalin et le phosphate monosodique (PO#NaH?) est franchement acide. La réaction de l’urine varie donc avant tout selon la proportion qu’elle contient de phosphate monosodique et de phosphate disodique. C’est donc à la quantité de phosphate disodique dans cerlaines urines que l’on doit une réaction moins acide ou alcaline. Nous étudierons plus loin sous quelles influences l’acidité urinaire varie, c’est-à-dire la proportion relative des phosphates mono ou bibasiques. Mais nous indiquerons de suite qu’il est possible pour une urine donnée de connaître le pourcentage relatif des phosphates mono et bibasiques grâce au pH urinaire. Ch.-O, Guillaumin a montré dans un article paru dans le Bulletin de la Société de Chimie Biologique de janvier 1924 (*) que la connaissance du pH d’une urine donnée permet de connaître cette proportion en faisant appel à la constante de dissociation des acides, établie par les méthodes électrométriques et qui per-

met de connaître Ia fraction de ces acides qui est libre et celle qui est salifiée. La connaissance de cetlé cons- Lante dérive des constatations suivantes : Dans une solution aqueuse d’un acide AH, incomplètement saturé par une base B et donnant avec elle un sel ‘BA, la relation entre la fraction de l'acide restée libre AH, celle de Vacide uni à la base BA, la concentration en ions H+=CH el la constante de dissociation K prend la forme suivante dérivée de la loi des masses :

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