OBSERVATION XII
Clientèle privée de M. le professeur Schultze, Interrogée le 28 janvier 1890. La malade était une femme de cinquante ans qui avait toujours eu bonne santé. Depuis l’hiver de l'année précédente elle a ressenti souvent, en s’éveillant dans la nuit, un état d’engourdissement de la main droite ; en été cette sensation disparaissait. Actuellement elle éprouve au milieu de la nuit ou le matin au réveil, un fourmillement très intense dans la main gauche, qui prend le caractère de douleur vive au niveau des doigts; cette sensation s'étend jusqu’à l’avant bras. Le matin, après le lever, tous ces phénomènes disparaissent. On ne peut rien découvrir comme cause, Dans la dernière épidémie d’influenza, la malade qui appartient à une classe aisée dela société a été obligée, sa servante étant atteinte de la grippe, d'étendre les bras et les mains pour faire sa lessive et à partir de ce moment les douleurs furent augmentées.
A l'examen la sensibilité et la motilité ne présentent rien d’anormal. La coloration des mains et leur température ne sont pas modifiées. L'état des artères ne présente rien de particulier. Enfin il n’existe aucun signe de maladie nerveuse ancienne,
Observations publiées dans le mémoire de J.-A. Ormerod se rapportant à l'affection que nous étudions.