Testostérone
3. Résultats (voir tableaux n° 6 et 7, figures 64 à 83). — Les résultats ont été nets pour l’hormone mâle. Dans une première expérience (tableau n° 6) où la dose de thyroxine avait été de 1 pour 10 millions et donnée à des têtards d’âges différents (stades C-D-D/E, E) lécart entre les temps de métamorphose des animaux seulement thyroxinés et les temps de ceux qui avaient reçu, de plus, une injection de Stérandryl, somato
catopodique 1,50 à 1,17-1,24 pour les têtards pris aux stades C et D.
Pour ceux pris aux stades D/E et E, l’écart entre les temps de métamorphose ne fut plus que de 1 jour, mais le coefficient du rapport fut ramené de 1,33-1,23 à 0,95 et 1,12, le coefficient de 0,95 étant paranormal.
La contre-épreuve pour la dihydro-folliculine ne fut pas aussi concluante, la métamorphose ne fut retardée que de 1 jour, et le coefficient se maintenait à 1,2.
Dans 3 autres séries d’expériences (voir tableau n% 6 et 7), les animaux
a été 5-6 jours et le coefficient du rapport ramené de 1,70-
pris exclusivement au stade € de leur développement furent traités par des doses croissantes de thyroxine.
17e série = thyroxine 1 pour 100 millions.
2e série = thyroxine 1 pour 10 millions.
3e série — thyroxine L pour 1 million.
Dans les deux premières séries, les injections de Stérandryl freinèrent l’action de la thyroxine aussi nettement que dans la première expérience, mais en fonction de la dose de cette dernière substance.
Dans la première série, la métamorphose fut retardée de 5 jours et le coefficient du rapport ramené de 1,47 à 1,14.
Dans la seconde série, la métamorphose ne fut retardée que de 2 jours et le coefficient ramené de 1,68 à 1,39.
Dans la troisième série, tous les animaux moururent avant la métamorphose complète, sauf un individu dans le lot qui avait reçu du Stérandryl, qui se métamorphosa le 11e jour et dont le coefficient fut de 1,6 alors que le coefficient moyen des têtards du lot qui avait reçu du Gynæstryl était de 2,4.
L'action de la di-hydrofolliculine fut très faible dans la première série. La métamorphose ne fut retardée que de ? jours et le coefficient du rapport
somato
catopodique dotyrosine 1,16, testostérone 1,14) dans le lot thyroxiné à 100 millionièmes. Elle ne fut retardée que de 1 jour dans le lot thyroxiné à 10 millionièmes et le coefficient fut égal à celui déterminé par la thyroxine seule. Dans le lot thyroxiné au 1 millionième, tous les animaux moururent le 8e jour avant la métamorphose complète avec un coefficient d’anormalité très élevé.
ramené seulement de 1,47 (pour la thyroxine) à 1,29 (diio-
Conclusion. — L’hormone mâle, sous la forme de propionate de testostérone, agit donc comme un antagoniste de la thyroxine, mais en fonction de la dose de celle-ci. Elle agit surtout en s’opposant à l’arrêt de la croissance des animaux, un des deux effets capitaux de la thyroxine, mais ce freinage se manifeste seulement au niveau des membres.
Elle a tout de même plus d'action que la diiodotyrosine sur l'accélération de la métamorphose, qui est le second des effets de la Lhyroxine, mais cette action est néanmoins légère.
Par contre, l'hormone femelle paraît être à peu près sans action sur lun comme sur l’autre de ces phénomènes.
Ces contre-épreuves avec la di-hydrofolliculine ont, à mon avis, tranché la question de savoir si c'était l'hormone ou l’excipient qui agissail en la circonstance, car-WoiTKEWITsCH, s'inspirant des expériences de HYKEsova et KRIZENECKY, qui avaient montré, paraît-il, que des solutions de thyroxine mises au contact de corps gras d’origine animale ou végétale, perdaient la propriété de provoquer la métamorphose des têtards, avait implanté simultanément, dans la cavité abdominale de jeunes têtards, du tissu thyroïdien
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et de la glande uropygiale de pigeon, et avait également constaté l'absence des phénomènes habituellement causés par le corps thyroïde.
Outre que l'on peut reprocher à l’auteur de ne pas avoir précisé l’âge de ses animaux et de ne pas avoir employé, concurremment avec le corps thyroïde, de la thyroxine, il est clair que, dans le cadre de mes expériences, La spécificité de Ja testostérone ne peut laisser aucun doute car, dans le cas contraire, la folliculine, également en solution huileuse, aurait dû produire les mêmes effets que la testostérone, or iln’en à rien été.