‹ Contribution à l'étude de l'action de la thyroxine et des substances antagonistes dans la métamorphose expérimentale des batraciens anouresChapitre 34 sur 42 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

PRE TEE

RG pe —

. Témoins le 27e jour (Stade C).

. Sulfate de Zinc seul au 1/100.000e (stade D). . Thyroxine seule au 1/100.000.000e.

VE

étant en avance d’un stade sur les animaux du lot de contrôle (dépourvu de

Têtards pris au Stade B (Rana temporaria).

Stade B.

— au 1/100.000.000 + SOtZn au 1/100.000e.

— seule au 1/50.000.000e.

— au 1/50.000.000€ + SO“Zn au 1/100.000e,

— seule au 1/25.000.000e.

— au 1/25.000.000° + SOfZn au 1/100.000e.

Métamorphose normale.

Zinc) quant à la longueur des membres inférieurs.

[l'y a donc eu, d’une part, accélération de la croissance dans le milieu additionné de zinc, mais non thyroxiné et, d’autre part, un freinage de l’accélération de la métamorphose et de l’arrêt de la croissance dansles milieux additionnés du zinc et thyroxinés, ce qui dénote :

1° une action favorable sur la croissance des animaux, action se manifestant surtout au niveau des membres inférieurs.

20 une action antagoniste des effets de la thyroxine qui sont, comme on le sait : l'arrêt de la croissance et l'accélération de la métamorphose.

On se trouve, ici, en présence d’un antagonisme vrai et, bien que le freinage des effets de la thyroxine eût porté davantage sur la cachexie thyroxinique que Sur l’accélération comme ils’est produit avec les sels de cuivre. D'ailleurs, la mortalité a été très faible et nullement comparable à celle que SUTTER dit avoir observée dans ses expériences au delà du 6e jour.

CONCLUSIONS

De toutes les substances antagonistes que je viens de passer en revue, je retiendrai surtout les corps chimiques définis. Il est certain, au moins, que les effets antagonistes du Foie méritent de retenir l’attention, mais l’interprétation des expériences faites avec des organes est malaisée en raison des multiples interférences qu’elles impliquent et je ne puis, pour cette raison, y insister. Il reste donc la Diodotyrosine, la Dibromotyrosine, la Testostérone, la Quinine, le Cuivre et le Zinc.

Je ne puis considérer, comme je l’ai écrit plus haut, le cuivre comme un véritable antagoniste de la thyroxine. Les sels, même donnés à des doses très faibles, sont toxiques et, s’ils allongent le temps de métamorphose, aggravent la cachexie thyroxinique. Or, j'estime que l’action d’un antagoniste doit d’abord se porter sur l'arrêt de la croissance et, par conséquent, atténuer cette cachexie.

Quant à l’action de la Quinine, elle ne semble porter, elle aussi, que sur le temps de métamorphose, les auteurs ne parlant pas d’une action sur la croissance, je ne puis donc la ranger dans la catégorie des antagonistes vrais comme la Diiodotyrosine, la Testostérone et le Zine.

L'action antagoniste de la Diodotyrosine avait été prouvée avant mes expériences, mais les auteurs n'avaient pas mentionné la troublante propriété de cette substance de contrarier l’action de la thyroxine, quand elle se trouve dans le milieu, à Litre et à teneur en iode égaux à celle-ci et, au contraire, d’additionner ses effels à ceux de la Lhyroxine quand elle se trouve dans le milieu à une concentration et à une teneur en iode plus élevées.

Néanmoins, il faut reconnaître que, dans la métamorphose expérimentale des Batraciens, son antagonisme joue dans des limites assez étroites et cesse de se manifester quand la dose de thyroxine dépasse un certain taux.

La dibromotyrosine qui avait donné entre les mains d'ABELIN quelques résultats intéressants a été employée de nouveau ces derniers temps en Europe Centrale dans la thérapeutique des hyperthÿyréoses, mais surtout comme produit de remplacement de la Diiodotyrosine, devenue rare. ABELIN l'avait utilisée en association avec cette dernière substance. Employée seule, son action est assez faible mais intéressante à constater quand on se souvient que, dans le corps humain, c’est le corps thyroïde qui contient le plus de brome.

L’hormone mâle, sous la forme synthétique du Propionate de Testostérone,

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ne présente pas les mêmes inconvénients. Son emploi dans la métamorphose des Batraciens est difficile en raison de la petite taille des animaux, mais il n’en est pas de même avec les petits mammifères de laboratoire, et j'ai déjà obtenu, avec eux, quelques résultats probants, mais encore en nombre trop restreint pour pouvoir conclure. L’antagonisme de cette substance joue, en tout cas, dans des limites moins étroites que celles de la Diiodotyrosine.

L'antagonisme du zinc que je pressentais être de l’ordre et de la même nature que celui du calcium a complètement justifié mes prévisions.

Cet antagonisme-est certainement dû à son action catalytique puissante sur le développement des organismes.

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