‹ Contribution à l'étude de l'action des bains froids sur les températures fébrilesChapitre 11 sur 14 · faible · texte numérisé non relu

faible

2 fort. 39- 5 fort.

Expériences 13 et 14. — Dans les deux derniers bains que nous avons donnés au malade, quelques heures avant sa mort, nous n’avons pu faire les observations et les lectures habituelles à cause de l’état du sujet. Nous nous sommes contentés de prendre sa température rectale avant le bain, à la sortie du bain et 15’ après le bain.

Expérience 43. — Bain à 25- d’une durée de 10 minutes.

Temp. rectale avant le bain. 39- 6

— à la sortie du bain. 39’ 8

— 15’ après le bain. 40-

Expérience 44. — Bain à 25- d’une durée de 12 minutes.

Temp. rectale avant le bain. 40•

— à la sortie du bain. 45• 15

15’ après le bain. 40- 2

Observation IV

Charles A..dix-sept ans, tourneur, entre à l’hôpital Saint-André, le 3 juillet 1893 se plaignant de fièvre intense, de violents maux de tête et de diarrhées abondantes. Il est placé salle 20, lit n- 3, dans le service de M. le professeur Arnozan.

Antécédents héréditaires. — Son père est mort il y a quatre ans, il ne sait de quelle maladie. Sa mère âgée de cinquante deux ans et sa sœur âgée de treize ans sont en bonne santé.

Antécédents personnels. —Rien dans sa première enfance. Pas de traces de strumose. Il a eu vers l’âge de quatre ans des douleurs dans les jambes après être resté couché un temps assez long sur les carreaux d’une cuisine. Il ne peut donner aucun renseignement sur la marche de cette affection. Pendant toute son adolescence il a été très bien portant. C’est seulement il y a quelques jours qu’il a senti les premiers prodromes de la maladie qui l’amène à l’hôpital.

Examen du malade. — Faciès pâle, yeux hagards, torpeur très grande, le malade est toujours somnolent et répond difficilement aux questions qu’on lui pose.

On apprend de lui, cependant, qu’il y a cinq ou six jours il a eu un malaise général avec mal de tête et fièvre intense. Tas d’épistaxis. Diarrhée abondante : 10, 12 selles par jour.

Au moment où nous l’examinons il a la peau très chaude. T. 39' 6. Pouls 96. Bouche très sèche. Langue rôtie, rouge sur les bords, fuliginosités qui gênent beaucoup le malade. Douleurs peu accentuées dans la fosse iliaque droite et le creux épigastrique. Tâches rosées très abondantes et très nettes. Légère hypertrophie de la rate. Rien du côté du cœur : bruits bien frappés, rythme normal.

Le dicrotisme du pouls assez accentué les premiers jours n’a pas tardé à disparaître. Du côté du poumon, en avant: rien; en arrière: quelques râles de congestion aux deux bases, râles plus gros de bronchite, disséminés dans toute l’étendue du poumon.

Diagnostic. — Dothiénentérie. On baigne à l’eau froide le malade à partir du 3 juillet. A partir du 12, la température baisse et après un plateau de 38- 6 qui dure jusqu’au 17, le malade entre en pleine convalescence. Le 20 juillet la température est de 36* 9. On peut considérer le malade comme guéri.

Expérience 15. — 6 juillet, 8 h. matin.

Temp. axillaire. 39- 3

» rectale. 39- 9

« du bain. 26-

Entrée dans le bain. 8 h. 3’

Sortie du bain. 8 h. 12’

Durée du bain : 9’

Thermomètre rectal lu à la sortie du bain, 39- 9

Température axillaire et rectale pendant l’expérience 15

faible.

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